septembre 17

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Gagner la coopération des enfants : la méthode en 4 étapes


Gagner la coopération des enfants… c’est beaucoup plus difficile que de les faire obéir par la contrainte. Mais, c’est aussi beaucoup plus efficace ! Ne rêve-t-on pas tous de matins légers, où chacun s’habille, fait son lit, déjeune et part pour l’école sans cris, sans disputes, sans stress ? De classes où nos chers élèves sortiraient leurs affaires sans broncher et termineraient leurs exercices avec plaisir et motivation ?

Susciter la coopération chez nos enfants et nos adolescents est la clé pour retrouver des relations épanouies  et permettre aux plus jeunes de développer leur sens des responsabilités. La Discipline Positive nous propose une méthode en 4 étapes simples pour y parvenir.

infographie comment susciter coopération enfant

Gagner la coopération des enfants : un challenge au quotidien

Lutter pour se faire obéir

Généralement la bagarre commence dès le matin. Si tout se passe bien, on est d’abord dans de bonnes dispositions : “Mon chéri, c’est l’heure de se lever.” Après 3 ou 4 rappels, vient le moment de l’habillage : “Non, je ne veux pas cette jupe.”, “Ce pull est trop moche”. La moutarde continue de monter jusqu’au petit déjeuner : « Termine ton chocolat !” Et puis c’est le drame : “Si tu ne mets pas tes chaussures tout de suite, tu seras privé de dessin animé.” Boum. Menace. Punition. Départ. Ouf.

Sans véritable coopération, l’autorité devient très difficile à exercer. En effet, l’adulte et l’enfant s’enferment rapidement dans une lutte de pouvoir reposant sur le traditionnel système punition – récompense. Il fonctionne à court terme : les chaussures sont enfilées, la chambre est rangée… Mais, le problème est que la discipline repose alors sur une pression extérieure, qui développe à long terme des sentiments nocifs tels que la rancœur, la rébellion, le désir de revanche ou le désengagement.

Au contraire, développer la coopération permet de poser les bases d’une discipline efficace et durable. Dans ce cas, l’enfant développe une motivation intrinsèque en choisissant délibérément de participer à un but commun.

Gagner la coopération des enfants : le principe d’égalité

Dès la fin du XIX siècle, le psychologue Alfred Adler a mis en évidence la nécessité de placer l’enfant sur un pied d’égalité pour gagner sa coopération. Attention ! Bien entendu, traiter l’enfant en “égal” ne signifie pas qu’il est en tout point identique à l’adulte. Certes l’enfant n’a pas l’expérience, ni la maturité d’une grande personne. Mais il a la même valeur que lui, il mérite d’être traité avec autant de respect, autant de dignité que n’importe quel autre être humain.

comment gagner la coopération des enfants

4 étapes pour gagner la coopération des enfants

Inspirée des principes adlériens, la Discipline Positive élaborée par Jane Nelsen propose un outil formidable pour susciter la coopération des enfants. En suivant ces quatre étapes pas à pas, nous pouvons parvenir sans cri ni punition à réorienter l’enfant vers des comportements positifs.

Première étape : exprimer sa compréhension

Cette première étape est indispensable : c’est elle qui permet de réellement entrer en connexion avec l’enfant et de lui démontrer le respect qu’il mérite. D’ailleurs, beaucoup d’autres approches, comme Faber et Mazlish, s’accordent sur la nécessité absolue de cette première phase.

Il s’agit simplement de montrer à l’enfant ou à l’adolescent que nous comprenons ce qu’il ressent, en reformulant ce qu’il exprime. Avec les plus jeunes, cette phase peut être remplacée par un câlin, un bisou, un geste tendre. On pourra utiliser des phrases comme : 

  • Tu as dû te sentir très en colère
  • Je comprends, c’est très frustrant comme situation
  • Cela t’a mis hors de toi quand Théo t’a pris ton crayon

Deuxième étape : faire preuve d’empathie

Jane Nelsen suggère de partager sincèrement avec l’enfant une expérience similaire afin de renforcer la connexion et le sentiment d’égalité. Il peut s’agir d’un souvenir d’enfance, mais aussi d’une situation plus récente. Mais, écouter avec empathie ne signifie pas que l’adulte excuse ou approuve le comportement de l’enfant. Si toutes les émotions sont légitimes, tous les actes ne sont pas acceptables !

A l’issue de cette deuxième étape, l’enfant doit se sentir suffisamment compris, ses ressentis suffisamment accueillis pour être en mesure d’écouter l’adulte.

Troisième étape : exprimer ses ressentis d’adulte pour gagner la coopération des enfants

On ne peut envisager une véritable coopération sans une communication sincère. Fidèle aux principes d’égalité et de respect mutuel, l’adulte peut maintenant à son tour exprimer ses ressentis. 

Il peut être intéressant de commencer par vérifier que l’enfant est prêt à écouter : “Maintenant, est-ce que je peux te dire ce qui me préoccupe ? Ce que je ressens ?”. On amène ensuite l’enfant à réfléchir à ce qui pose problème, sur les conséquences de ses actes, sur le ressenti des autres face à son comportement par exemple.

L’idée est ensuite de partager ses sentiments avec sincérité, sans tomber dans le jugement, le dénigrement ou l’humiliation. Ce n’est pas facile ! Mais avec un peu d’entraînement, tout est possible.

Quatrième étape : se centrer sur la solution 

Voici la clé permettant de gagner la coopération des enfants ! Elément clé de la Discipline Positive, cette étape va permettre non seulement d’impliquer l’enfant, mais aussi de renforcer sa confiance en lui.

D’une part, si l’enfant participe à l’élaboration de la solution, il sera plus enclin à la respecter. D’autre part, il prendra confiance dans sa propre capacité à régler les problèmes et à faire face aux aléas de la vie.

Pour l’engager sur la bonne voie, on peut lui suggérer de dire toutes les solutions auxquelles il pense. S’il sèche, l’adulte pourra l’orienter en lui glissant des suggestions qui seront discutées pour parvenir à un accord.

Cette méthode est un véritable guide de survie pour sortir des situations conflictuelles. Je vous invite à la mettre en œuvre et à la tester au quotidien pour voir quels effets elle produit sur le comportement des enfants. Un dernier conseil : cette méthode exige sincérité et authenticité ! Si vous hurlez d’un ton accusateur et méprisant : “Ah, et comment tu penses régler ça ? Tu as des idées ?”, évidemment cela ne fonctionnera pas ! Dès lors que l’adulte retombe dans la volonté de contrôler et de soumettre, la coopération se transforme en manipulation.

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