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	<title>Archives des Education Bienveillante - Jythée</title>
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	<description>Education bienveillante et psychopédagogie positive !</description>
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		<title>Atelier Faber et Mazlish</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 15:16:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education Bienveillante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un atelier Faber et Mazlish, qu’est-ce que c’est ? Voici la question que je me suis posée il y a 16 ans lorsque j’ai croisé pour la première fois le chemin de l’approche parler/écouter ! J’aimerais vous raconter ici comment cette méthode de communication non-violente a radicalement changé nos relations familiales et pourquoi j’ai à [&#8230;]</p>
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<p>Un <strong>atelier Faber et Mazlish</strong>, qu’est-ce que c’est ? Voici la question que je me suis posée il y a 16 ans lorsque j’ai croisé pour la première fois le chemin de <strong>l’approche parler/écouter</strong> ! J’aimerais vous raconter ici comment cette méthode de communication non-violente a radicalement changé nos relations familiales et pourquoi j’ai à cœur de la diffuser auprès d’un maximum de familles. L’approche Faber et Mazlish peut-elle répondre à vos besoins ? Comment se déroule un <strong>cycle de rencontres</strong> ? Quels bénéfices pouvez-vous en tirer ?&nbsp;</p>



<p>J’espère que vous trouverez ici les réponses à toutes vos interrogations !</p>



<h3>Pourquoi rejoindre un atelier de parents ?</h3>



<h4>Quand le quotidien avec les enfants tourne au cauchemar</h4>



<h5>J&rsquo;étais une maman épuisée</h5>



<p>Laissez-moi vous raconter mon histoire. Nous sommes en 2008, une après-midi comme les autres dans ma famille recomposée. Nous devons partir à la bibliothèque pour écouter un conte. Mon fils aîné, 8 ans, pique encore une crise. Il ne veut pas mettre ses chaussures. Je me mets à hurler une fois de plus ! Mais qu’est-ce qu’il a qui ne tourne pas rond ?&nbsp;</p>



<p>Nous finissons par nous mettre en route. Ma fille &#8211; 18 mois &#8211; pleurniche dans la poussette, l’aîné traîne des pieds et moi, je rumine. “<em>Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond avec eux ? Je n’en peux plus de cette vie, c’est un cauchemar ! Quand je pense que je suis éducatrice ! J’ai l’air malin avec mes grands discours sur l’éducation positive, regarde un peu le résultat… Ce que doivent penser mes collègues, et les parents… Je ne suis même pas capable de m’en sortir avec mes propres enfants.”</em></p>



<p>Je n’exagère pas, promis. Depuis ma séparation, puis la naissance de ma fille, les relations familiales étaient devenues un véritable calvaire. Pas une journée ne passait sans qu’il n’y ait un caprice, une crise, un conflit avec un enfant. Je passais mon temps à crier, à punir alors que c’était à 1000 lieues de mon idéal éducatif ! J’animais des ateliers Montessori, j’étais convaincue par tout ce que je lisais au sujet de l’éducation positive et de la bienveillance. C’était beau sur le papier ! Cela portait ses fruits avec les enfants que j’accompagnais. Mais, à la maison ? L’enfer sur terre !</p>



<h5>Et une maman sceptique !</h5>



<p>Nous arrivons donc à la bibliothèque où je croise ma collègue, directrice de la CAF. Elle me tend un flyer. “<em>Faber &amp; Mazlish, tu connais ? J’aimerais que tu t’inscrives, je pense que cela pourrait aider beaucoup de familles que nous accompagnons</em>.” Je ne suis pas vraiment d’humeur, mais… je n’ai pas vraiment le choix. J’accepte donc de participer et repars avec un exemplaire du livre <em>Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent.</em></p>



<p>De retour à la maison, je fais mes devoirs et m’attaque à la lecture. J’ai du mal ! Ces illustrations me paraissent vieillottes. Et ces tournures de phrases canadiennes, sérieusement, on se croirait dans la France de l’après-guerre… Quand ma collègue me demande ce que j’en ai pensé, je lui réponds du tac au tac : “<em>Oh, écoute…Encore une de ces méthodes bullshits. Franchement Carine, s’il suffisait de coller des petites affichettes pour résoudre les problèmes avec les enfants, ça se saurait !</em>”</p>



<p>La semaine suivante, je me rends donc à la première rencontre du cycle parler / écouter en grognant, persuadée que je vais encore perdre mon temps. Pourtant, les choses allaient prendre une toute autre tournure…</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img decoding="async" width="300" height="251" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:300/h:251/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2023/01/illustrations-Blog-5.png" alt="pourquoi rejoindre un atelier de parents" class="wp-image-29443"/><figcaption class="wp-element-caption">Pour une vie de famille épanouie !</figcaption></figure></div>


<h4>A qui s’adressent les ateliers Faber &amp; Mazlish ?</h4>



<h5>Pour les parents, les enseignants et les professionnels de l&rsquo;enfance</h5>



<p>Dans la salle du relais assistantes maternelles qui accueille l’atelier, nous sommes une dizaine. Je retrouve des parents du quartier, mais aussi des professionnels de la petite enfance et du soutien à la parentalité. L’animatrice nous distribue un cahier d’activité (<em>Je rêve debout ! On va faire des devoirs de vacances ou quoi ? Qu’est-ce que c’est nul !</em>).&nbsp;</p>



<p>Elle nous rappelle que le cycle s&rsquo;adresse aux parents, mais aussi aux adultes qui souhaitent améliorer leur communication et sortir des relations conflictuelles. L’approche Faber &amp; Mazlish peut être utilisée dès deux ans et jusqu’à l’adolescence, à la maison, mais aussi à l’école et dans tous les lieux d’accueil parents / enfants. Elle promet de nous fournir des outils concrets pour faire face aux défis éducatifs du quotidien, à la maison ou dans nos pratiques professionnelles.</p>



<p>J’écoute les participants se présenter et, tout à coup, je deviens beaucoup plus attentive. Je perçois une intention bienveillante, et surtout, je me sens moins seule ! Autour de la table, j’entends des mamans épuisées, qui ont le sentiment de se sentir débordées, d’avoir tout essayé sans succès. Certaines manquent cruellement de sommeil. D’autres sont au bord de la rupture parce qu’elles doivent lutter pour se faire obéir… J’écoute mon autre collègue, psychologue, expliquer qu’elle ne sait plus comment faire avec son fils cadet.&nbsp;</p>



<h5>Car nous sommes tous dans le même bateau !</h5>



<p>Je suis heureuse d’apprendre que nous avons toutes un point commun : celui de se sentir désespérément seules face à nos difficultés. C’est difficile de dire qu’on a des problèmes avec ses enfants : les jugements, les critiques, les proches qui ne comprennent pas la situation… Finalement, nous sommes toutes dans le même bateau !&nbsp;</p>



<p>Avant d’aller plus loin, je voudrais m’arrêter sur ce point. Participer un atelier de parents offre d’abord et avant tout cette possibilité. C’est un espace d’échanges et de partage, où chaque adulte peut exprimer ses difficultés et ses doutes sans crainte d’être jugé. Pour avoir accompagné nombre de parents depuis, je crois que sortir de l’isolement est souvent le passage à l’action le plus difficile mais aussi le plus impactant pour retrouver des relations familiales harmonieuses.</p>



<h4>Développer des habiletés de communication…</h4>



<h5>De la réticence&#8230;</h5>



<p>Raconter dans le détail les 7 séances du cycle serait ennuyeux ! Mais je peux dire aujourd’hui que malgré mes réticences, cet atelier a véritablement changé ma vie. Pourtant, j’étais loin d’être conquise …</p>



<p>Quand il a fallu participer au premier jeu de rôle, je trouvais cela stupide. Et puis, j’ai joué le rôle de cette petite fille que les parents dénigrent …et je me suis mise à pleurer. Ce n’est que l’une des nombreuses prises de conscience qui ont eu lieu au cours de ces quelques semaines !</p>



<p>C’est l’une des caractéristiques essentielles de cette approche canadienne: faire des exercices, se mettre à la place de l’enfant pour ressentir ce qu’il ressent quand nous lui envoyons certains messages.&nbsp;</p>



<p>Alors, la nécessité d’apprendre de nouvelles compétences de communication devient évidente. On découvre progressivement de nouvelles manières de faire passer nos messages. Ces habiletés permettent de développer une relation apaisée et respectueuse, au moyen d’un dialogue constructif.</p>



<p>Il m’a fallu du temps, comme à tous les participants, pour mettre en pratique ces nouvelles propositions à la maison. Au départ, tout ça me semblait si peu naturel ! “<em>Oh, oui… Je vois que tu es vraiment très fâché. Tu te roules par terre tellement tu es en colère !”</em> Tout ça devant l’oeil accusateur de la caissière du supermarché (“<em>Elle ferait mieux de lui mettre une bonne fessée, de mon temps…</em>”)</p>



<p>Mais, encouragée par notre formatrice et les échanges que nous avions chaque semaine, j’ai continué à essayer. Encore et encore. Une habileté après l’autre. Et petit à petit, le miracle s’est produit.&nbsp;</p>



<h5>A la prise de conscience !</h5>



<p>Le miracle ? Est-ce que j’ai arrêté de crier complètement ? NON. Est-ce que notre vie de famille est devenue le monde des bisounours, avec des matins Ricorée tous les jours ? NON. Est-ce que frères et sœurs se sont mis à s’entendre parfaitement, à jouer et se faire des câlins du soir au matin ? NON. Alors quoi ?</p>



<p>Nous avons appris à chercher des solutions gagnant-gagnant ensemble quand un problème survenait. J’ai repris confiance dans ma capacité à guider mes enfants sur le chemin de la vie, en leur transmettant les valeurs qui comptent : le sens des responsabilités, l’autonomie, la coopération, la confiance en soi. Surtout, nous avons retrouvé le plaisir d’être ensemble, en famille.&nbsp;</p>



<p>L’approche Faber et Mazlish me paraissait simpliste. C’est en pratiquant que j’en ai découvert la profondeur et la justesse. C’est la raison pour laquelle je n’ai cessé de l’appliquer, puis de la diffuser à mon tour auprès d’autres parents et éducateurs depuis plus de 15 ans…</p>



<h3>Qu’est-ce que la méthode Faber &amp; Mazlish ?</h3>



<h4>Les origines : Haim Ginott, Adele Faber et Elaine Mazlish</h4>



<p>En matière d’éducation, on lit et on voit beaucoup de choses. Les modes vont et viennent à peu près aussi vite que les tendances de modes de la fast-fashion. Or, l’approche Faber et Mazlish est une méthode qui a fait ses preuves depuis plus de 40 ans. Même si ce n’est pas toujours dans les vieux pots … je crois que c’est un élément remarquable.</p>



<p>A l’origine les deux auteures, Adele Faber et Elaine Mazlish ont elles aussi participé à un groupe de parents en difficultés. Au début des années 60, ces deux mères de famille sont elles aussi dépassées par leur rôle parental. Epuisée par les cris, les chamailleries et les disputes incessantes, Adèle parvient à convaincre son amie Elaine de l’accompagner à une conférence donnée par un jeune psychologue, le Docteur Haim Ginott. Plus que sceptiques envers les soient-disant experts en parentalité, les deux femmes suivront néanmoins ses enseignements pendant 5 ans.&nbsp;</p>



<p>Époustouflées par l’efficacité des techniques de communication transmises par le psychologue, les deux femmes entreprennent alors de diffuser ces outils auprès des parents de manière pratique. Elles publient un premier livre relatant leur expérience en 1974 sous le titre <em>Liberated Parents, Liberated Children</em>. Suivent une série d’ouvrages traduits dans de nombreuses langues visant à fournir aux parents du monde entier les outils concrets pour dépasser les conflits familiaux et retrouver la sérénité. Au fil des années, le matériel s’enrichit : les ateliers de parents sont structurés par des guides d’animation et l’édition des fameux cahiers de travail permettant aux participants de s’exercer à pratiquer les différentes habiletés.</p>



<p>Aujourd’hui, la nouvelle génération continue de marcher dans les pas des deux américaines fondatrices de l’approche Faber et Mazlish. Johanna, la fille d’Adèle a notamment contribué à décliner l’approche pour les tous-petits, ainsi qu’à la création de l’atelier destiné aux enseignants …</p>



<h4>L’approche parler / écouter reconnue par l’UNESCO</h4>



<p>Depuis les années 80, l’approche parler/écouter est devenue une référence dans le domaine de l’éducation et de la communication entre parents et enfants. En témoignent l’inscription du livre “<em>Parler pour que les enfants écoutent</em>” dans la liste des best-sellers du New York Times depuis… plus de trente ans ainsi que sa traduction dans plus de 40 langues…&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, ce sont des milliers de parents à travers le monde qui ont pu transformer leurs relations avec leurs enfants grâce à l’engagement du Rezo d’animation. Cela représente plus de 200 000 groupes de parents et de professionnels ayant participé à un cycle de rencontres dans des lieux variés : RAM, crèches, écoles, Caisse d’Allocations Familiales, Maisons de l’enfance, Ludothèques, Maisons de familles et autres lieux d’écoute…</p>



<p>Enfin, en 2020, l’approche a été reconnue par l’UNESCO comme “<em>véhicule de paix et de bonheur dans le domaine de l’éducation et des rapports humains</em>”. L’artiste pour la Paix, Guila Clara Kessous a en effet contribué à cette reconnaissance en produisant les livres-audio pour enfants écrits par Adèle Faber et Elaine Mazlish intitulés <em>Bastien et les Blipoux</em>…</p>



<h4>Des ateliers thématiques pour répondre aux défis des parents d’aujourd’hui</h4>



<p>Le succès de Faber et Mazlish tient sans doute au fait qu’il ne s’agit pas d’une méthode éducative. On ne cherche pas à culpabiliser les parents, mais à leur permettre d’accompagner leurs enfants en faisant preuve de bienveillance. Comme le rappelle Roseline Roy, traductrice et ambassadrice pour la francophonie, “<em>dans les ateliers, on n’apprend pas aux parents à élever leurs enfants, on leur donne des outils pour communiquer avec eux”</em>.</p>



<p>L’approche parler / écouter est donc résolument moderne et ses bienfaits confirmés par les recherches en neurosciences. On trouve d’ailleurs de nombreux échos dans les travaux d’Isabelle Filliozat sur les compétences émotionnelles ou à ceux de Catherine Gueguen sur l’impact des violences éducatives ordinaires. Dans la lignée des enseignements d’Haim Ginott, il s’agit d’associer empathie et discipline en utilisant de nouvelles habiletés de communication pour favoriser la coopération et la responsabilisation des enfants. Centrée sur l’écoute des émotions, elle part du postulat qu’un enfant qui se sent bien est un enfant qui se comporte bien.</p>



<p>On apprend donc à mesure des rencontres comment écouter les sentiments et mettre des mots sur les émotions, mais aussi comment favoriser la coopération dans un mode de fonctionnement collaboratif. On découvre également comment remplacer la menace, le dénigrement et la punition par une discipline respectueuse beaucoup plus efficace.&nbsp;</p>



<p>Parfois accusée à tort de laxisme, l’éducation bienveillante à laquelle invitent Faber et Mazlish est fondée sur le respect. Bien loin du laisser-faire et du mythe de l’enfant roi, elle fait confiance à l’enfant : il s’agit de trouver ensemble des solutions gagnant/gagnant pour corriger les situations qui doivent l’être.&nbsp;</p>



<p>Loin de la peur et de la soumission, l’approche Faber et Mazlish permet d’élever des enfants qui ont confiance en eux-mêmes, capables d’auto-discipline et, surtout, capables de faire des choix conscients dans le respect d’autrui.</p>



<h2>Atelier Faber &amp; Mazlish : le déroulement&nbsp;</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img decoding="async" width="300" height="251" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:300/h:251/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2023/01/illustrations-Blog-4.png" alt="bien choisir son atelier faber et mazlish" class="wp-image-29442"/><figcaption class="wp-element-caption">Les livres Faber et Mazlish aux Éditions du Phare</figcaption></figure></div>


<h3>Bien choisir son atelier</h3>



<h4>Un programme structuré</h4>



<p>Les ateliers Faber et Mazlish sont animés par les membres du Rezo d’animation, qui publient régulièrement de nouvelles dates partout en France. Il est également possible d’assister à un cycle à distance, via Zoom.&nbsp;</p>



<p>Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une “formation” où la transmission a lieu de manière descendante. Les ateliers Faber et Mazlish réunissent des groupes de parents ou de professionnels, qui s’engagent à se réunir pendant toute la durée du cycle. Le groupe ainsi formé devient un lieu d&rsquo;échange et de partage bienveillant ou chacun peut poser ses doutes, ses difficultés, ses joies. Chaque semaine, vous repartez boosté et confiant avec une boîte à outils à utiliser directement dans votre quotidien !</p>



<p>Les ateliers se déroulent en 7 rencontres d’environ 2h qui font la part belle à la pratique (il existe également des cycles condensés sur un format de deux journées ou 4 demi-journée). Jeux de rôles et exercices permettent aux participants de développer de nouvelles habiletés. Dans tous les cas, l’apprentissage est progressif et directement mis en pratique dans les situations de la vie quotidienne.</p>



<h4>Les thèmes des différents programmes</h4>



<p>Il existe actuellement 3 programmes d’ateliers, complétés par deux déclinaisons spécifiques à destination des jeunes enfants et des ados.&nbsp;</p>



<ul>
<li><strong>Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent (7 rencontres)</strong></li>
</ul>



<p>Il s’agit du cycle “fondamental”, qui permet à toute personne en charge d’enfants de s’approprier les bases de la communication et d’acquérir les habiletés fondamentales. En fonction de votre situation, vous pourrez être amené à privilégier l’un des deux sous-ateliers correspondants :&nbsp;<strong>Parler pour que les tout-petits écoutent</strong> et <strong>Parler pour que les ados écoutent</strong></p>



<p></p>



<ul>
<li><strong>Frères et soeurs sans rivalité (6 rencontres)</strong></li>
</ul>



<p>Deuxième atelier de l’approche Faber et Mazlish, il s’adresse aux parents et professionnels familiers de la méthode et qui cherchent des solutions pour résoudre les conflits entre enfants.</p>



<ul>
<li><strong>Parler pour que les enfants apprennent à la maison et à l’école (2 cycles de 7 rencontres)</strong></li>
</ul>



<p>Dernier né de la série, cet atelier s’adresse particulièrement aux professionnels de l’éducation. L’objectif est de mettre en pratique les habiletés Faber et Mazlish dans le contexte spécifiquement scolaire. On y aborde également de manière détaillée les relations de la trilogie enfants / parents / enseignants.</p>



<p>Ces ateliers sont complétés par deux lectures pour enfants régulièrement données en médiathèque et dans les lieux d’accueil : <em>Bastien et les Blipoux</em> et <em>Bastien et les Blipoux vont à l’école</em>.</p>



<h3>Déroulement des séances de groupe</h3>



<h4>Activités d&rsquo;introduction</h4>



<p>La première séance est l’occasion de faire connaissance. Chaque participant est invité à se présenter brièvement et à formuler ses attentes, puis le groupe prend connaissance des règles de base. Celles-ci permettent de garantir le respect des valeurs fondamentales qui animent le réseau Faber et Mazlish : respect, écoute, non-jugement.</p>



<p>Les séances suivantes débutent toujours par un temps d’échange et de partage qui permet de revenir sur la semaine écoulée. On évoque ensemble l’utilisation des habiletés, on échange sur nos réussites, mais aussi sur ce qui a moins bien fonctionné. Chaque participant est invité à intervenir et peut faire part de ses difficultés et demander de l’aide.</p>



<h4>Jeux de rôles et mise en pratique</h4>



<p>Les activités se déroulent ensuite selon un cadre défini, qui respecte toujours le même scénario :&nbsp;</p>



<ul>
<li><em>Prendre conscience de ses habitudes éducatives</em></li>
</ul>



<p>Une première série de brefs exercices permet de prendre conscience de nos habitudes. On met en lumière nos façons spontanées de réagir face à certains comportements et, surtout, du ressenti que cela provoque</p>



<ul>
<li><em>Découvrir de nouvelles façons de faire : les bandes-dessinées</em></li>
</ul>



<p>Après avoir levé le voile sur les limites de nos réactions habituelles, vient le moment de découvrir de nouvelles pistes d’intervention. Les habiletés sont alors présentées sous forme de bandes-dessinées, ce qui les rend accessibles à tous les publics.&nbsp;</p>



<ul>
<li><em>Mettre en pratique les nouvelles compétences</em></li>
</ul>



<p>Il s’agit alors de s’entraîner : des mises en situation concrètes permettent à chacun de voir comment utiliser les outils dans les situations du quotidien. Au début, ces nouvelles manières de faire peuvent sembler artificielles ! En pratiquant en atelier, puis à la maison, on se les approprie de mieux en mieux, de sorte qu’elles deviennent de plus en plus naturelles.</p>



<ul>
<li><em>Les devoirs à la maison !</em></li>
</ul>



<p>Parce que nous savons que seule la pratique porte ses fruits, les participants sont invités à réaliser plusieurs exercices au cours de la semaine à venir. Ils peuvent également compléter le travail réalisé en atelier par la lecture d’un chapitre de l’ouvrage correspondant. Les réflexions permettent ainsi d’enrichir et d’alimenter les discussions de la séance suivante.</p>



<h3>Des ressources pour aller plus loin</h3>



<h4>Bibliographie Faber et Mazlish</h4>



<p>Joanna Faber et Julie King, <em>Comment parler quand les enfants n’écoutent pas</em>, AEP, 2022</p>



<p>Joanna Faber et Julie King, <em>Parler pour que les tout-petits écoutent</em>, AEP, 2018</p>



<p>Adèle Faber et Elaine Mazlish, <em>Frères et soeurs sans rivalité</em>, AEP, 2013</p>



<p>Adèle Faber et Elaine Mazlish, <em>Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent</em>, AEP, 2012</p>



<p>Adèle Faber et Elaine Mazlish, <em>Parler pour que les ados écoutent, écouter pour que les ados parlent</em>, AEP, 2014</p>



<p>Adèle Faber et alii, <em>Parler pour que les enfants apprennent à la maison et à l’école</em>, AEP, 2016</p>



<p>Adèle Faber et Elaine Mazlish, <em>Parents épanouis, enfants épanouis : un guide pour une famille plus heureuse</em>, AEP, 2020</p>



<p>Adèle Faber et Elaine Mazlish, <em>Être le parent que vous avez toujours voulu être</em>, AEP, 2014</p>



<p>Adèle Faber et Elaine Mazlish, <em>Bastien et les Blipoux</em>, AEP, 2014</p>



<p>Adèle Faber et Elaine Mazlish, <em>Bastien et les Blipoux</em> vont à l’école, AEP, 2014</p>



<p>Remarque : L’ensemble des livres et supports pédagogiques sont édités par les <a href="https://fabermazlish-aep.com/livres-faber-mazlish-parents-enfants-enseignants/">Editions du Phare</a>. Certains livres sont également disponibles au format numérique (e-book).&nbsp;</p>



<h4>Pour aller plus loin…</h4>



<p>Haim Ginott, <em>Entre parent et enfant</em>, L’Atelier des parents, 2013</p>



<p>Thomas Gordon, <em>Parents efficaces</em>, Marabout, 2020</p>



<p>Kohn Alfie, <em>Aimer nos enfants, inconditionnellement</em>, L’instant présent, 2014</p>



<p>Carl Rogers, Le développement de la personne, Inter Editions, 2018</p>
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		<title>Routine du matin et du soir PDF</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 15:41:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education Bienveillante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une routine du matin et du soir en PDF, mais pour quoi faire ? Pour ANTICIPER, tout simplement&#8230; On connaît l&#8217;intérêt des routines pour se libérer de la charge mentale. On en connaît moins la puissance pour éviter les conflits avec les enfants dans les moments stratégiques ! Vous saviez que se préparer pour l’école, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une <strong>routine du matin et du soir en PDF</strong>, mais pour quoi faire ? Pour ANTICIPER, tout simplement&#8230; On connaît l&rsquo;intérêt des routines pour se libérer de la charge mentale. On en connaît moins la puissance pour éviter les conflits avec les enfants dans les moments stratégiques !</p>







<p>Vous saviez que se préparer pour l’école, le temps des devoirs ou le rituel du coucher sont <strong>des moments de crise</strong> pour plus de 50% des familles ? Et oui ! Nous sommes toutes dans le même bateau!<br>Je suis sûre que vous avez connu les devoirs qui tournent au cauchemar et à la lutte de pouvoir. Ces soirées où vous devez répéter 100 fois : « <em>Dépêche toi ! Mais qu’est-ce que tu fais ? Tu n’es pas en pyjama ? File dans la salle de bain et va te brosser les dents en vitesse. Il est tard.</em> » . Et je ne parle pas du matin, quand tout le monde est pressé pour partir à l&rsquo;école : « <em>Où sont tes chaussettes ? Tu as pris ton cartable ? Va chercher ton manteau ! On est en retard !</em>« &#8230;<br>Même s&rsquo;il n&rsquo;y a jamais de recette magique, co-construire les rituels avec l’enfant va permettre à la Routine de devenir le BOSS. Il s&rsquo;agit de responsabiliser l&rsquo;enfant et ainsi, de lui permettre de développer son autonomie.</p>



<h2>Routine du matin et du soir : un pilier du cadre Ferme ET Bienveillant</h2>



<p>Les <strong>routines </strong>ne sont pas seulement un outil à la mode ! En <a href="https://jythee.com/comprendre-discipline-positive/">discipline positive</a>, elles constituent le socle du cadre Ferme ET Bienveillant : un pilier essentiel pour limiter les tensions dans la famille, particulièrement dans des moments clés.<br>L’objectif de la routine telle qu’on la construit ici, c’est d’éviter les luttes de pouvoir en aidant l’enfant à se sentir capable. Impliqué à chaque étape, il renforce son sentiment de capacité d’autant plus qu’il utilisent son pouvoir de façon constructive.<br>Les routines, comme les <strong>lignes de conduite</strong>, vont permettre de créer des repères : l’intérêt, c’est qu’au lieu d&rsquo;entrer dans une discussion sans fin, on va se référer au tableau des routines. Cela permet de créer un <strong>cadre sécurisant</strong> et de développer l’autonomie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img decoding="async" width="300" height="212" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:300/h:212/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2022/12/Morning-Routine-Worksheet.png" alt="Routine du matin et du soir PDF imprimer" class="wp-image-29288"/><figcaption class="wp-element-caption">Téléchargez la routine routine du matin et du soir PDF</figcaption></figure></div>


<p>Comme toujours en Discipline Positive, le mot important c’est <strong>ENSEMBLE</strong>. On construit ensemble la vie de famille : on n’a pas les mêmes envies, on n’a pas les mêmes attentes, on n’a pas les mêmes besoins et on doit les prendre en compte&#8230; Ce n’est donc pas l’adulte qui décide, mais on se met d’accord en famille sur ce qui doit être fait et dans quel ordre. Les enfants auront d’autant plus envie de coopérer qu’ils se sentiront impliqués de manière respectueuse dans la construction de leurs rituels.</p>



<h2>Construire des rituels en famille : comment faire ?</h2>



<h3><strong>Première étape</strong> : choisir la routine à structurer</h3>



<p>L’adulte choisit d&rsquo;abord la routine dans laquelle il veut impliquer ses enfants. On en choisit une seule à la fois et on prévoit un moment calme pour en discuter. Si vous avez déjà instauré un temps d&rsquo;échange en famille, c&rsquo;est le moment de mettre les routines à l&rsquo;ordre du jour !</p>



<p>Petite précision : si la routine du matin et du soir est un bon point de départ, n&rsquo;hésitez pas à découper le temps pour aider à l&rsquo;enfant de structurer sa journée. On peut par exemple établir : </p>



<ul>
<li>la routine du matin : du lever jusqu&rsquo;au départ à l&rsquo;école</li>



<li>la routine du retour d&rsquo;école : devoirs, goûter et temps de jeu</li>



<li>la routine du soir : du dîner à la préparation du coucher</li>
</ul>



<p>Le rituel du coucher quant à lui, est un moment spécifique qu&rsquo;on distinguera du reste de la journée.</p>



<h3><strong>Deuxième étape</strong> : rendre l&rsquo;enfant acteur de sa routine</h3>



<p>On pose ensuite la question à l’enfant : « Que doit-on faire et dans quel ordre ? » et on le laisse énumérer les étapes. Si un élément est omis, on lui suggère de l&rsquo;ajouter, en lui laissant si possible le choix de l&rsquo;ordre des étapes.</p>



<p><strong>Par exemple : </strong></p>



<p>« Dis-moi, qu’est-ce que tu dois faire avant d’aller te coucher ? </p>



<p>&#8211; Me brosser les dents, aller faire pipi et mettre mon pyjama.</p>



<p>&#8211; Ok. Et que penses-tu de préparer tes affaires pour le lendemain matin. Avant ou après t&rsquo;être brossé les dents ? »</p>



<p><strong>Attention </strong>: pour que la routine reste efficace, on fait peu d’étapes. Choisissez 3 ou 4 étapes importantes, pas plus. A mesure que l&rsquo;enfant grandira et maîtrisera les différentes étapes, vous pourrez ajouter des éléments, toujours en accord avec lui.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img decoding="async" width="300" height="212" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:300/h:212/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2022/12/Morning-Routine-Worksheet-1.png" alt="kit routine fille à imprimer" class="wp-image-29289"/><figcaption class="wp-element-caption">Des étiquettes pour personnaliser votre routine du matin et du soir PDF</figcaption></figure></div>


<h3><strong>Troisième étape : on réalise le support</strong></h3>



<p>C’est très important ! On construit <strong>un outil visuel</strong> pour que l’enfant puisse s’y reporter. C&rsquo;est la raison pour laquelle je vous ai préparé un <strong>KIT à imprimer avec des modèles de routines du matin et du soir en PDF</strong>. Il ne contient volontairement pas d&rsquo;instructions spécifiques : sentez-vous libre de vous en inspirer et de le modifier à votre guise pour en faire votre outil personnalisé d&rsquo;organisation familiale !</p>







<p>Voici quelques idées complémentaires pour réaliser un support ludique et efficace : </p>



<ul>
<li><em>pour les plus jeunes</em> : prendre l’enfant en photo et marquer les étapes avec des pinces à linge; utiliser des magnets à venir positionner sur un tableau, réaliser un tableau avec des pictogrammes ou des dessins faits par l’enfant</li>



<li><em>pour les plus grands </em>: une liste plastifiée sur laquelle on peut écrire avec un feutre effaçable, utiliser une ardoise, un cadre sur lequel on écrit au Posca</li>



<li>Idée quand les routines grippent : mettre en place des casse-routines = des idées dans laquelle on peut piocher quand on a envie de changer un peu (ex. boire une limonade, raconter une blague, faire la routine à l’envers, la faire de la main gauche…)</li>
</ul>



<p>J&rsquo;espère que ce Kit routine du matin et du soir PDF vous aidera à structurer le cadre avec vos enfants. N&rsquo;hésitez pas à me faire part de vos commentaires pour l&rsquo;enrichir !</p>
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		<title>3 livres qui ont changé ma vie de maman… et celle de mes enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2022 10:05:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education Bienveillante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>3 livres qui ont changé ma vie ? Voilà un sujet difficile auquel je m&#8217;attelle ce matin… Difficile, parce que je lis beaucoup. En réalité, je souffre d’un syndrome de Tsundoku avancé. Celui-ci consiste à acheter des livres de manière compulsive et ne jamais les lire. D’ailleurs, j’ai plusieurs fois essayé de prendre des décisions [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>3 livres qui ont changé ma vie ? Voilà un sujet difficile auquel je m&rsquo;attelle ce matin… Difficile, parce que je lis beaucoup. En réalité, je souffre d’un syndrome de Tsundoku avancé. Celui-ci consiste à acheter des livres de manière compulsive et ne jamais les lire. D’ailleurs, j’ai plusieurs fois essayé de prendre des décisions radicales, telles que :&nbsp;</p>



<ul><li>Ne plus acheter aucun ouvrage tant que les livres en cours ne sont pas terminés</li><li>Ne plus entrer dans les librairies</li><li>Ne plus ajouter de livres si la bibliothèque est pleine</li></ul>



<p>A vrai dire, rien de tout ça n’a fonctionné. Les livres ont continué à s’accumuler, sur les étagères, à la campagne, à la cave ET … dans mon téléphone. En réalité, je finis toujours par les lire.&nbsp;</p>



<p>Bref. La digression étant terminée, j’ai donc sélectionné les 3 livres qui ont eu le plus d’impact sur ma vie de maman, mais aussi sur mon activité professionnelle pour répondre au challenge proposé par Olivier Roland. Cet article participe ainsi à l’événement interblogueurs “Les 3 livres qui ont changé ma vie” du blog <a href="https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/">Des livres pour changer de vie</a>, qui reste une vraie mine d’or, où vous trouverez notamment <a href="https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/citations-positives/">140 citations positives et inspirantes</a>. Voici donc ma contribution.</p>



<h3>Celui qui a déclenché ma vocation : Libres enfants de Summerhill</h3>



<p>Je précise avant tout aux lecteurs éclairés qu’il n’est pas du tout question de rentrer dans la polémique qui a entouré Summerhill à la fin des années 90. Je ne fais ici que raconter une expérience personnelle autour de la lecture de cet ouvrage.</p>



<p>Nous sommes en 1995 quand je parcours pour la première fois le bouquin d’Alexander S. Neill, qui faisait partie de la bibliothèque familiale (et oui, comme je l’ai déjà dit, j’avais des parents un peu hippies !). Pour quelle raison ? Je suis en classe de première et je dois rédiger une dissertation sur l’éducation (désolée, je ne me souviens plus du sujet exact !). Je fouille donc les pages, à la recherche d’exemples convaincants pour illustrer mon argumentation et je tombe sur ce passage, dont je me rappelle encore avec exactitude : “<em>Chaque fois qu’on montre à Tommy comment marche son train électrique, on lui vole sa joie de vivre : la joie de la découverte, la joie de vaincre l’obstacle. Pire encore, on l’amène à croire qu’il est inférieur.</em>”</p>



<p>J’ai réussi ma dissertation. Surtout, j’ai plongé à corps perdu dans l’aventure de l’école autogérée fondée en 1921, à proximité de Londres. Le propos révolutionnaire de Neill faisait écho à ma propre révolte adolescente. Il proposait un modèle différent : celui d’une école soucieuse de bonheur et de liberté, à l’exact opposé du système traditionnel fondé sur la compétition, l’argent et la réussite sociale. Il ouvrait la voie d’une éducation alternative, dont l’objectif serait de former des individus conscients et non des moutons de Panurge…</p>



<p>Encore une fois, il y aurait beaucoup à dire sur ce livre et son propos parfois extrême &#8211; Neill suggère par endroit de laisser l’enfant frapper si cela est utile à son développement. Mais,&nbsp; il ne peut laisser indifférent tant il questionne avec justesse la relation à l’autorité et la place de l’enfant au sein de la société.&nbsp;</p>



<p>C’est à la lecture de ce livre que j’ai décidé de devenir enseignante. Je voulais créer, moi aussi une école alternative. Même si ce projet n’a pas (encore ?) abouti sous cette forme, je pense qu’il a réellement changé ma vie et révélé ma vocation.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="940" height="788" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2022/09/illustrations-Blog-1.png" alt="" class="wp-image-29105"/></figure>



<h3>Celui qui a tout remis en question : Parler pour que les enfants écoutent.</h3>



<p>Nous faisons un bon de quelques années en avant. Nous sommes en 2008, je suis professeur depuis bientôt 10 ans. J’enseigne dans des classes difficiles de l’enseignement professionnel. En parallèle, je me suis formée à la pédagogie Montessori et j’ai créé des ateliers pour les enfants des quartiers défavorisés. Mon travail me passionne.</p>



<p>Mais à la maison, c’est une autre histoire ! Depuis la naissance de sa sœur, mon garçon de 8 ans m’en fait baver ! Je me sens perdue, j’ai l’impression d’être une si mauvaise mère ! D’un côté, j’ai de grandes idées sur l’enfant, ses apprentissages, la manière dont il faut l’éduquer. Mais de retour chez moi, c’est comme si tous mes beaux principes s’effondraient. Je crie (plus exactement je pousse des hurlements stridents), je punis, je prive, je dénigre… Parfois, quand je n’ai plus d’autres solutions, je mets une tape. Oui. C’est arrivé. Je n’en suis pas fière, mais c’est une réalité.</p>



<p>Un jour, après une énième bataille au sujet d’une paire de chaussures, j’arrive à la bibliothèque de quartier où je retrouve une de mes collègues. Elle me convie à un atelier Faber &amp; Mazlish qui promet d’apprendre aux parents des habiletés de communication pour apaiser les tensions familiales. “Tu devrais te former, ce serait bien pour les familles dont on s’occupe.”</p>



<p>Et me voilà repartie avec le livre <em>Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent</em>, d’Adèle Faber et Elaine Mazlish. Que dire ? </p>



<p>D’abord, j’ai eu un mal infini à lire ce sacré bouquin ! La traduction laisse à désirer, les tournures canadiennes sonnent faux. Et les illustrations ! Qu’elles sont vieillottes ! Maman fait la cuisine pendant que Papa est en bas à couper du bois…Non, mais elle a fumé la moquette la directrice de la CAF. On ne va pas faire lire ça à nos familles ? C’est ridicule. Il suffirait d’écrire des pancartes pour que les enfants se mettent à coopérer ? LOL.</p>



<p>Toutefois, je m’accroche, d’une part, parce que je suis professionnelle, d’autre part, parce qu’il y a des passages qui m’interpellent. Notre manière de communiquer est essentielle pour que les enfants reçoivent notre message. On peut apprendre à respecter nos besoins et ceux des enfants, dans une communication respectueuse et empathique… Et si c’était vrai ?</p>



<p>J&rsquo;assiste à l’atelier et là tout prend son sens. Au fil des semaines, je relis chaque chapitre à la lumière des expériences vécues avec les autres parents. Je m’exerce à utiliser les habiletés à la maison, puis en classe. C’est une révolution !&nbsp;</p>



<p>Alors, je le répète, il n’y a pas de méthode miracle en éducation. Je mentirais si je disais que ma vie de famille est devenue idyllique après la lecture de ce livre. Je mentirais si je disais que mes classes sont devenues des modèles d’harmonie. Mais, cela a profondément et durablement amélioré nos relations. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je diffuse cette approche à travers l’animation des ateliers de parents.</p>



<h3>Le livre qui a changé ma vie de maman d’ado : La Discipline positive.</h3>



<p>On trouve pléthore d’ouvrages dédiés à la parentalité. Beaucoup sont intéressants, certains sont totalement inutiles. La plupart ont un défaut majeur : ils ne reposent sur aucun fondement. Au mieux, on y trouve de brèves allusions à quelques recherches scientifiques, au pire, on ne se raccroche qu’à l’expérience personnelle de l’auteur.</p>



<p>Quand mes enfants sont entrés dans l’adolescence, j’ai dû faire face à de nouveaux défis. La remise en question de l’autorité permanente. Le manque de respect. Les portes qui claquent. La gestion des libertés. L’acquisition de l’autonomie.</p>



<p>J’avais déjà un parcours, des formations, des lectures qui me permettaient de faire face à la plupart des situations. Mais, il y avait encore des couacs. Je me remettais beaucoup en question. Et si cette éducation bienveillante que je m’étais attachée à mettre en place était finalement un échec ? Et si la punition et l’autorité verticale étaient finalement indispensables pour que l’ado parvienne à l’âge adulte sans encombre ?</p>



<p>Le livre de Jane Nelsen, <em>La discipline positive</em>, m’a apporté ce qui m’avait manqué jusqu’à présent. Une méthode concrète fondée sur une solide théorie psychologique. Tout prenait son sens et pouvait désormais s’articuler parfaitement. </p>



<p>La Discipline Positive développe un modèle éducatif fondé sur la coopération et permettant de développer les compétences psycho-sociales essentielles : autonomie, respect, confiance en soi, autodiscipline. Si les outils sont efficaces, c’est parce qu’ils répondent aux besoins de l’enfant &#8211; et plus globalement de l’être humain : appartenir et contribuer. Il en résulte plus qu’une méthode : une philosophie de vie, qui permet d’exercer une parentalité consciente et alignée.</p>



<p>Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous recommande vivement la lecture de cet ouvrage de Jane Nelsen. La participation aux ateliers de Discipline Positive est à mon avis indispensable pour réaliser les prises de conscience profondes nécessaires à la mise en pratique.</p>



<p>Voici donc les 3 livres qui ont changé ma vie de maman ! Il y en aurait tellement d’autres… Comment ne pas citer le travail de Maria Montessori, celui, plus récent, de Catherine Gueguen et de Martin Siegel… Mais, je respecte la consigne et m’en tiendrai donc à ces 3 opus pour aujourd’hui. Je vous souhaite une bonne lecture !</p>
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		<title>Transformer les erreurs en opportunités d’apprentissage</title>
		<link>https://jythee.com/transformer-erreurs-apprentissage/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education Bienveillante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“L’erreur est humaine” dit le dicton. Pourtant, au quotidien, combien d’entre nous considérons l’erreur comme une opportunité d’apprentissage ? Cette idée clé de la Discipline Positive nécessite d’interroger nos croyances profondes et de remettre en question nos manières de faire. Voyons quels bénéfices nous pouvons en tirer pour nos enfants. Erreurs, réactions et découragement Les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>“<em>L’erreur est humaine</em>” dit le dicton. Pourtant, au quotidien, combien d’entre nous considérons l’erreur comme une <strong>opportunité d’apprentissage</strong> ? Cette idée clé de la Discipline Positive nécessite d’interroger nos croyances profondes et de remettre en question nos manières de faire. Voyons quels bénéfices nous pouvons en tirer pour nos enfants.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1009" height="400" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/10/publi-reseaux-1.png" alt="Comment transformer les erreurs en opportunité d'apprentissage ?" class="wp-image-29064"/></figure></div>


<h2>Erreurs, réactions et découragement</h2>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Les erreurs sont de merveilleuses opportunités d’apprentissage </p>
<cite>Jane Nelsen</cite></blockquote>



<h3>Nos réactions courantes face aux erreurs</h3>



<p>Aujourd’hui, il est vrai que tout un courant du développement personnel nous engage à <strong>considérer l’erreur comme une opportunité d’apprentissage</strong>. En classe également, les enseignants sont encouragés à pratiquer la <strong>pédagogie de l’erreur</strong>.</p>



<p>Pourtant, au fond de nous-mêmes, nous considérons souvent l’erreur comme <strong>un échec</strong>. Elle manifeste notre imperfection, notre impuissance. Se tromper, c’est mal. On en a honte. Tout naturellement, avec les meilleures intentions, nous transmettons cette croyance à nos enfants, à nos élèves.&nbsp;</p>



<p>En classe, c’est <strong>l’évaluation </strong>permanente, dès le plus jeune âge qui souligne les <strong>fautes </strong>: le bonhomme pas content sur les fichiers d’écriture, le rouge qui souligne et entoure d’un trait rageur tous les ratés, les commentaires ponctués d’un point d’exclamation : “Faux !”, “Inexact!”. Et puis, en fin de trimestre, le sacro-saint bulletin scolaire : « Français &#8211; 8/20 &#8211; peut mieux faire en travaillant davantage ».</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Réagissons-nous différemment à la maison ? Que dirons-nous à l’enfant qui ramène ce fameux bulletin de notes ?</p>



<ul>
<li>On <strong>punit</strong>, on prive :</li>
</ul>



<p><em>C’est catastrophique ! Tu seras privé de sortie jusqu’à ce que tes notes s’améliorent !</em></p>



<p><em>Voilà le résultat de tes heures passées à jouer à Zelda ! Plus de console jusqu’au mois prochain.</em></p>



<p><em>Samedi prochain, tu feras une dictée au lieu d’aller jouer chez Marie.</em></p>



<ul>
<li>On fait la <strong>morale </strong>:&nbsp;</li>
</ul>



<p><em>Tu crois que tu vas faire quoi dans la vie avec des notes comme ça ? Éboueur ?</em> (J’ai beaucoup de respect pour les éboueurs !)</p>



<p><em>Combien de fois il faut que je te dise que pour réussir il faut te mettre au travail ?</em></p>



<p><em>Tu comptes faire comment pour améliorer ça ?</em></p>



<p><em>Je t’ai dit de refaire les exercices ! Je sais très bien comment faire pour progresser. Pourquoi tu ne veux pas m’écouter ?</em></p>



<p>Toutes ces réactions sont emplies de <strong>bonnes intentions</strong>. Elles expriment notre inquiétude, notre volonté réelle d’aider l’enfant à s’améliorer, à progresser… On peut même croire sincèrement qu’elles permettent à l’enfant de <strong>transformer son erreur en opportunité d’apprentissage</strong>. Mais ce n’est pas le cas.&nbsp;</p>



<p>Avant de lire la suite, je vous propose un court exercice. Réfléchissez à cette situation : Vous êtes une piètre cuisinière, vous avez néanmoins passé beaucoup de temps à préparer un gâteau. Il est assez bien cuit, mais la crème anglaise est totalement ratée. Votre meilleure amie vous dit : “Oh mais c’est une catastrophe ! Comment tu t’es débrouillée? Tu devrais vraiment passer plus de temps à cuisiner pour apprendre les bases !”</p>



<p>Moi, je pourrais lui jeter la crème anglaise à la figure <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f605.png" alt="😅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />mais je vous laisse imaginer votre réaction.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1009" height="400" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/10/publi-reseaux-1-1.png" alt="les erreurs sont des opportunités d'apprentissage" class="wp-image-29065"/></figure></div>


<h3>Résultat : des enfants découragés</h3>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Comment l’enfant se sent-il quand il reçoit le type de réactions évoquées plus haut ? Quelles croyances limitantes forgent-elles ? Quelles décisions prend-il ?</p>



<ul>
<li>Je suis vraiment nul.</li>



<li>Je n’y arriverai jamais, ça ne sert à rien de faire des efforts.</li>



<li>Si je prends des risques et que je ne réussis pas, je serai de nouveau humilié.</li>



<li>Je vais trouver une ruse pour que mes erreurs ne soient pas découvertes. La prochaine fois je me ferai une anti-sèche.</li>



<li>De toute façon, le français, ça ne sert à rien. Je vais faire de la mécanique.</li>



<li>Mon professeur est un c… Je vais lui en faire baver à chaque cours.</li>
</ul>



<p>Encore une fois, nos intentions sont les meilleures du monde ! Nous ne voulons que le bien de nos enfants. Par ailleurs, nous vivons dans une société où l<strong>e résultat est sur-valorisé</strong>. Il faut être fort, se dépasser, travailler dur pour réussir à tout prix. Sans compter que nous avons peur du regard des autres : que vont penser les professeurs si je ne le punis pas ?</p>



<p>Nous pensons sincèrement que les punitions, les heures de cours particuliers imposés, les longues discussions moralisatrices vont le <strong>motiver </strong>! Parfois même, notre histoire vient renforcer cette croyance. Parce que nous avons été punis, collés, nous avons finalement réussi à décrocher un diplôme et un travail gratifiant. Nous avons appris à vouloir être parfaits et nous voulons, nous aussi des enfants parfaits.</p>



<p>Mais si nous voulons vraiment c<strong>hanger de regard sur l’erreur</strong> et encourager nos enfants à progresser, nous devons avoir ce que Dreikurs nommait “<em>le courage d’être imparfait</em>”.&nbsp;</p>



<h2>Transformer les erreurs en opportunités</h2>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Tu t’es trompé, c’est fantastique ! Qu’apprends-tu de cette erreur ? </p>
<cite>Jane Nelsen</cite></blockquote>



<h3>L’enfant apprend de ses erreurs</h3>



<p>Pour nous y aider, prenons le temps de réfléchir aux <strong>bénéfices </strong>qu’il y a à considérer l’erreur comme une opportunité d’apprentissage. Quelles compétences développe un enfant quand il apprend réellement de ses erreurs ?</p>



<ul>
<li><strong>renforcement de l’estime de soi</strong> : j’ai de la valeur, je me suis trompé, mais j’ai été capable de me corriger</li>
</ul>



<ul>
<li><strong>ne pas être perfectionniste</strong> : même si ce n’est pas parfait, je peux essayer et faire quelque chose</li>
</ul>



<ul>
<li><strong>curiosité </strong>: tiens, je me suis trompé. Comment pourrais-je faire autrement ? Où pourrais-je trouver la solution ?</li>
</ul>



<ul>
<li><strong>confiance en soi </strong>: je peux prendre des risques, essayer de nouvelles choses et m’améliorer au fil du temps</li>
</ul>



<ul>
<li><strong>capacité </strong>: je suis capable, je peux progresser dans tous les domaines</li>



<li><strong>appartenance </strong>: j’ai confiance dans le groupe qui m’entoure, on peut coopérer pour trouver des solutions</li>
</ul>



<p>Ce ne sont que quelques uns des bénéfices que l’on peut tirer à <strong>apprendre de ses erreurs</strong>. Cela ne mérite-t-il pas que nous essayions de modifier un peu nos manières de faire ?</p>



<h3>Comment réagir de manière encourageante face à l’erreur</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1009" height="400" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/10/publi-reseaux-2.png" alt="apprendre de ses erreurs" class="wp-image-29066"/></figure></div>


<p>Changer nos habitudes prend du temps. Transformer nos croyances profondes demande beaucoup de travail et de remise en question. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle! Tâchons de nous convaincre qu’il y a toujours <strong>une chance de faire mieux</strong>. Voici quelques pistes pour <a href="https://jythee.com/faut-il-complimenter-ses-enfants/">réagir de manière plus encourageante</a> face aux erreurs de nos enfants.</p>



<h4>Devenir des maîtres ES erreur</h4>



<p>Tout le monde fait des erreurs… Nous aussi ! Et si nous commencions par le reconnaître et accepter de prendre notre part de <strong>responsabilité </strong>? C’est le fameux “<strong>courage d’être imparfait</strong>” dont on parlait plus haut. Si nous voulons que nos enfants apprennent à considérer l’erreur comme une opportunité d’apprentissage, commençons par en faire de même.</p>



<p>On peut par exemple, imaginer un temps à l’école ou en famille, où chacun partage son “erreur du jour” et ce qu’il en a appris.</p>



<p>De même, quand nous avons un comportement inapproprié, <strong>excusons-nous auprès de nos enfants</strong>. Hé oui…&nbsp; C’est difficile, parce que nous avons l’impression que cela va entâcher notre autorité. Mais non ! Testez et vous remarquerez que la plupart du temps, les enfants vous répondrons simplement “C’est pas grave !”.</p>



<h4>Réagir face aux erreurs des enfants</h4>



<p>Au-lieu de pratiquer la punition ou la morale, essayons les options suivantes :&nbsp;</p>



<ul>
<li>Ecouter et valider les sentiments de l’enfant</li>



<li>Poser des questions de curiosité pour remonter à la source de l’erreur : manque de temps ? de connaissance ? d’encouragement ? de compréhension ?</li>



<li>Montrer à l’enfant que vous avez confiance en sa capacité à trouver des solutions, à réparer : résister à la tentation de faire à sa place&nbsp;</li>



<li>Leur enseigner l’auto-évaluation</li>



<li>Pratiquer ensemble la recherche de solution</li>
</ul>



<p>Croire que nous pourrons motiver les enfants et les faire progresser en les faisant culpabiliser ou en les punissant quand ils se trompent est une … erreur ! Pour changer notre point de vue et <strong>transformer les erreurs en opportunités d’apprentissage</strong>, nous avons besoin de comprendre que nos bonnes intentions produisent bien souvent les effets inverses. Alors apprenons nous aussi à réagir différemment et observons le résultat.</p>
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		<title>Faut-il complimenter ses enfants ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education Bienveillante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Tu as bien réussi ce devoir ! Tu es vraiment un garçon très intelligent”. Voici deux petites phrases d’apparence anodines que j’ai entendues l’autre jour à la sortie de l’école et qui m’ont fait sourire. En effet, si compliments et félicitations sont naturels chez la plupart des parents, ils peuvent pourtant se révéler néfastes. A [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>“<em>Tu as bien réussi ce devoir ! Tu es vraiment un garçon très intelligent</em>”. Voici deux petites phrases d’apparence anodines que j’ai entendues l’autre jour à la sortie de l’école et qui m’ont fait sourire. En effet, si <strong>compliments </strong>et <strong>félicitations </strong>sont naturels chez la plupart des parents, ils peuvent pourtant se révéler néfastes.</p>



<p>A priori me direz-vous, que pourrait-il donc y avoir de mal à <strong>complimenter ses enfants</strong> ? N’est-ce pas faire preuve de bienveillance ? Féliciter les enfants quand ils réussissent, n’est-ce pas le meilleur moyen de les motiver ?&nbsp;</p>



<p>En réalité… pas tout à fait ! C’est toute <strong>la différence entre le compliment et l’encouragement</strong>, un des concepts clés de la <a href="https://jythee.com/comprendre-discipline-positive/">discipline positive</a>.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium is-resized"><img decoding="async" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:300/h:251/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/10/faut-il-encourager-ses-enfants-1.png" alt="faut-il complimenter ses enfants" class="wp-image-29056" width="500" height="337"/></figure></div>


<h2>Complimenter ses enfants ou les encourager ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Les compliments rendent dépendant du jugement des autres, ils ne conduisent pas à l’autonomie. Ils donnent une motivation et une confiance extrinsèque, c’est-à-dire que la confiance et la motivation ne viennent pas de la personne elle-même, mais de ce qu’attendent et pensent les autres.</p>
<cite>Catherine Gueguen, Heureux d’apprendre à l’école.</cite></blockquote>



<h3>Distinguer l’encouragement du compliment</h3>



<p>Allons donc jeter un œil du côté des dictionnaires (désolée, je suis une ancienne prof de français, on ne se refait pas).&nbsp;</p>



<p>Du latin “complere”, “accomplir”, le compliment désigne à l’origine une “<em>visite de courtoisie faite à un personnage officiel</em>”. <strong>Parole élogieuse</strong> adressée à une personne, le compliment tient de l’approbation, de la glorification et parfois même de la flatterie.&nbsp;</p>



<p>A l’inverse, l’encouragement est un acte ou une parole permettant d&rsquo;<strong>insuffler du courage</strong>, de donner de l’espoir, du soutien.&nbsp;</p>



<p>A première vue, la distinction paraît ténue. Elle est pourtant de taille ! Ces définitions nous apprennent en effet qu’<strong>on a tort de penser que félicitations et compliments aident l’enfant à construire une bonne image de lui</strong>. Voyons cela plus en détail.</p>



<h3>Les bienfaits de l&rsquo;encouragement</h3>



<p>Comme l’explique à merveille la psychologie adlérienne, un enfant qui adopte un comportement inapproprié est un enfant découragé. <strong>L’attitude encourageante de l’entourage</strong> &#8211; parents, enseignants, éducateur &#8211; <strong>est donc essentielle pour lui donner confiance en lui</strong> et lui permettre de modifier ses croyances erronées. </p>



<p>Un enfant encouragé est un enfant qui se sentira capable de progrès, qui aura compris qu’il peut influencer les événements. <strong>L’encouragement favorise l’autonomie et la responsabilité</strong>. Il permet à l’enfant de construire son propre référentiel interne et lui évite de devenir dépendant de l’opinion des autres.</p>



<h3>Complimenter ses enfants : les risques</h3>



<p>Au contraire, le <strong>compliment </strong>entretient <strong>une relation de dépendance par rapport à l’adulte</strong>. Complimenter, c’est rendre l’enfant dépendant de l’approbation d’autrui. C’est élever un adulte qui cherchera toujours la validation de ses actes dans le regard de l’autre, supérieur ou conjoint. Absence d’initiative, peur du jugement, obsession de la perfection : tels sont les risques à long terme des compliments à répétition.</p>



<p>Une <a href="https://nymag.com/news/features/27840/">étude menée par le Dr Carol Dweck</a> à l’université de Columbia a par ailleurs démontré que <strong>complimenter les enfants peut avoir des effets néfastes sur le long terme</strong>. L’équipe commença par soumettre un puzzle simple aux enfants. Ils furent ensuite divisés en deux groupes. Les enfants du groupe 1 reçurent un compliment sur leur intelligence : “<em>Tu es doué pour cet exercice</em>.” Les enfants du deuxième groupe furent encouragés : “<em>Tu as dû travailler dur pour réussir cet exercice</em>.” L’équipe de Columbia proposa ensuite aux enfants de choisir eux-mêmes le test suivant : soit ils pouvaient faire un puzzle de même difficulté, soit ils pouvaient essayer un puzzle plus difficile. 90% des enfants qui avaient reçu un compliment choisir de rester au même niveau de difficulté, tandis que les enfants dont on avait souligné les efforts choisirent massivement d’essayer un puzzle plus complexe.</p>



<p>Ainsi, les enfants abreuvés de compliments deviendraient <strong>moins enclins à prendre des risques </strong>et à sortir de leur zone de confort. Inquiets à l’idée de commettre une erreur ou de décevoir l’adulte, ils choisiraient de préférence des tâches faciles, qu’ils sont sûrs de pouvoir réussir avec brio.&nbsp;</p>



<p>Dernier point, les compliments génèrent leur lot de fausses croyances et enferment les enfants dans la <strong>dépendance affective</strong> : “<em>Si je ne fais pas un beau dessin, on ne m’aimera pas</em>.” “<em>Si je n’ai pas des bonnes notes en maths, papa ne m’aimera plus</em>.” Rien de plus décourageant finalement que les éloges répétitifs : à terme, ils génèrent l’anxiété et l’angoisse de ne pas être à la hauteur&#8230;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium is-resized"><img decoding="async" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:300/h:251/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/10/faut-il-encourager-ses-enfants.png" alt="pourquoi encourager ses enfants" class="wp-image-29057" width="500"/></figure></div>


<h2>Comment encourager ses enfants efficacement ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>L’encouragement est à l’enfant ce que l’eau est à la plante. Il ne peut survivre sans. </p>
<cite>R. Dreikurs</cite></blockquote>



<h3>L’encouragement est objectif</h3>



<p>Lorsqu’on complimente un enfant, on utilise généralement le “TU” : “<em>Tu es un garçon intelligent</em>.”, “<em>Tu est une bonne cuisinière.</em>”</p>



<p>Une attitude encourageante sera quant à elle <strong>centrée sur les faits</strong> : “<em>Ce devoir est réussi.</em>”, “<em>Ce gâteau est cuit à point</em>.”</p>



<p>Pour encourager avec respect, il convient donc d’essayer de <strong>décrire les faits</strong> de la manière la plus objective possible, en évitant de donner des appréciations générales sur la personne.</p>



<p>Par exemple, au lieu de s’extasier devant le gribouillage du petit dernier à grands renforts de “<em>Tu es vraiment exceptionnel ! Tu dessines merveilleusement.</em>” Prenons plutôt le temps d’examiner réellement la production et de la décrire : “<em>Les couleurs de ce dessin sont harmonieuses et les ronds sont presque tous identiques.</em>”</p>



<p>De manière générale, dès qu’on utilise un qualificatif général, on glisse vers le compliment. Au lieu de dire : “<em>Qu’est-ce que tu es une gentille petite fille !</em>”, disons plutôt “<em>Je te remercie de m’avoir apporter un verre d’eau.</em>”</p>



<h3>L’encouragement est centré sur le progrès</h3>



<p>Autre différence très importante : <strong>l’encouragement est centré sur le progrès</strong>. Complimenter ses enfants, c’est reconnaître un résultat considéré comme parfait. “<em>Bravo ! Tu as eu 18/20. Tu as parfaitement réussi ce devoir.</em>”&nbsp;</p>



<p>Avoir une attitude encourageante, c’est <strong>reconnaître l’effort</strong> et le progrès de l’enfant. “Progress not perfection” comme disent les américains ! Pour encourager avec sincérité, il faudra donc rester centré sur les progrès, même s’ils sont encore loin de nos attentes. On pourra dire dans ce cas : “<em>Tu as travaillé plusieurs heures et tes efforts ont porté leurs fruits.</em>”</p>



<p>Finalement, tandis que le compliment (ou la critique) sanctionne un résultat, l’encouragement consiste à <strong>rester centré sur les forces de l’enfant</strong> et sur chacun de ses progrès. Ce sur quoi on s’attarde grandit ! Par conséquent, au lieu d’attendre que le résultat soit parfait, au lieu de critiquer et de mettre systématiquement le doigt sur les erreurs, tâchons de <strong>valoriser les améliorations</strong> de la manière la plus descriptive possible.&nbsp;</p>



<h3>Petit guide de l’encouragement</h3>



<p>Changer notre manière de communiquer avec nos enfants n’est pas si simple… C’est un peu comme apprendre une nouvelle langue ! Voici donc une petite grille pour vous aider à distinguer le compliment de l’encouragement.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td><strong>ENCOURAGEMENT</strong></td><td><strong>COMPLIMENT</strong></td></tr><tr><td>Pousse l’enfant à s’auto-évaluer</td><td>Pousse l’enfant à dépendre de l’évaluation de l’adulte</td></tr><tr><td>Est formulé de manière respectueuse et objective</td><td>Est formulé de manière flatteuse ou condescendante</td></tr><tr><td>Se place du point de vue de l’enfant</td><td>Se place du point de vue de l’adulte</td></tr><tr><td>Ne s’adresse qu’à un enfant</td><td>Pourrait s’adresser à un adulte</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Compliment ou encouragement ?</figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>Complimenter ses enfants</strong> part toujours d’une bonne intention, mais peut avoir des effets totalement contre-productifs. Au contraire, <strong>l’encouragement</strong>, concept phare de la discipline positive, est essentiel pour développer la confiance en soi et le sens des responsabilités. En apprenant à distinguer les deux attitudes, nous serons mieux à même d’accompagner nos enfants vers l’autonomie.</p>
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		<title>Gagner la coopération des enfants : la méthode en 4 étapes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2021 10:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education Bienveillante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gagner la coopération des enfants… c’est beaucoup plus difficile que de les faire obéir par la contrainte. Mais, c’est aussi beaucoup plus efficace ! Ne rêve-t-on pas tous de matins légers, où chacun s’habille, fait son lit, déjeune et part pour l’école sans cris, sans disputes, sans stress ? De classes où nos chers élèves [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Gagner la coopération des enfants</strong>… c’est beaucoup plus difficile que de les faire obéir par la contrainte. Mais, c’est aussi beaucoup plus efficace ! Ne rêve-t-on pas tous de matins légers, où chacun s’habille, fait son lit, déjeune et part pour l’école sans cris, sans disputes, sans stress ? De classes où nos chers élèves sortiraient leurs affaires sans broncher et termineraient leurs exercices avec plaisir et motivation ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Susciter la coopération</strong> chez nos enfants et nos adolescents est la clé pour retrouver des <strong>relations épanouies</strong>&nbsp; et permettre aux plus jeunes de développer leur <strong>sens des responsabilités</strong>. La Discipline Positive nous propose une méthode en 4 étapes simples pour y parvenir.</span></p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-28988 size-full" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2017/02/infographie-gagner-la-cooperation.png" alt="infographie comment susciter coopération enfant" width="800" height="2000"></p>
<h2><span style="font-weight: 400;">Gagner la coopération des enfants : un challenge au quotidien</span></h2>
<h3><span style="font-weight: 400;">Lutter pour se faire obéir</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Généralement la bagarre commence dès le matin. Si tout se passe bien, on est d’abord dans de bonnes dispositions : “<em>Mon chéri, c’est l’heure de se lever.</em>” Après 3 ou 4 rappels, vient le moment de l’habillage : “<em>Non, je ne veux pas cette jupe.</em>”, “<em>Ce pull est trop moche</em>”. La moutarde continue de monter jusqu’au petit déjeuner : « <em>Termine ton chocolat !</em>” Et puis c’est le drame : “<em>Si tu ne mets pas tes chaussures tout de suite, tu seras privé de dessin animé.</em>” Boum. Menace. Punition. Départ. Ouf.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sans véritable coopération, <strong>l’autorité devient très difficile à exercer</strong>. En effet, l’adulte et l’enfant s’enferment rapidement dans une lutte de pouvoir reposant sur le traditionnel <strong>système punition &#8211; récompense</strong>. Il fonctionne à court terme : les chaussures sont enfilées, la chambre est rangée… Mais, le problème est que la discipline repose alors sur une pression extérieure, qui développe à long terme des sentiments nocifs tels que la rancœur, la rébellion, le désir de revanche ou le désengagement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au contraire, <strong>développer la coopération</strong> permet de poser les bases d’<strong>une discipline efficace et durable</strong>. Dans ce cas, l’enfant développe une motivation intrinsèque en choisissant délibérément de participer à un but commun.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Gagner la coopération des enfants : le principe d&rsquo;égalité</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Dès la fin du XIX siècle, le psychologue <strong>Alfred Adler</strong> a mis en évidence la nécessité de placer l’enfant sur un pied d’égalité pour gagner sa coopération. Attention ! Bien entendu, traiter l’enfant en “égal” ne signifie pas qu’il est en tout point identique à l’adulte. Certes l’enfant n’a pas l’expérience, ni la maturité d’une grande personne. Mais il a la même valeur que lui, il mérite d’être traité avec autant de respect, autant de dignité que n’importe quel autre être humain.</span></p>
<p><img decoding="async" class=" wp-image-28986 aligncenter" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2017/02/annie-spratt-c6mdgjKg_hE-unsplash.jpg" alt="comment gagner la coopération des enfants" width="537" height="358"></p>
<h2><span style="font-weight: 400;">4 étapes pour gagner la coopération des enfants</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Inspirée des principes adlériens, <a href="https://jythee.com/comprendre-discipline-positive/">la Discipline Positive</a> élaborée par Jane Nelsen propose <strong>un outil formidable pour susciter la coopération des enfants</strong>. En suivant ces quatre étapes pas à pas, nous pouvons parvenir sans cri ni punition à réorienter l’enfant vers des comportements positifs.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Première étape : exprimer sa compréhension</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette première étape est indispensable : c’est elle qui permet de réellement <strong>entrer en connexion</strong> avec l’enfant et de lui démontrer le respect qu’il mérite. D’ailleurs, beaucoup d’autres approches, comme Faber et Mazlish, s’accordent sur la nécessité absolue de cette première phase.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il s’agit simplement de montrer à l’enfant ou à l’adolescent que nous <strong>comprenons</strong> ce qu’il ressent, en reformulant ce qu’il exprime. Avec les plus jeunes, cette phase peut être remplacée par un câlin, un bisou, un geste tendre. On pourra utiliser des phrases comme :&nbsp;</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><em><span style="font-weight: 400;">Tu as dû te sentir très en colère</span></em></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><em><span style="font-weight: 400;">Je comprends, c’est très frustrant comme situation</span></em></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><em><span style="font-weight: 400;">Cela t’a mis hors de toi quand Théo t’a pris ton crayon</span></em></li>
</ul>
<h3><span style="font-weight: 400;">Deuxième étape : faire preuve d’empathie</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Jane Nelsen suggère de <strong>partager sincèrement</strong> avec l’enfant une expérience similaire afin de renforcer la connexion et le sentiment d’égalité. Il peut s’agir d’un souvenir d’enfance, mais aussi d’une situation plus récente. Mais, écouter avec empathie ne signifie pas que l’adulte excuse ou approuve le comportement de l’enfant. Si toutes les émotions sont légitimes, tous les actes ne sont pas acceptables !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A l’issue de cette deuxième étape, l’enfant doit se sentir suffisamment <strong>compris</strong>, ses ressentis suffisamment accueillis pour être en mesure d’écouter l’adulte.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Troisième étape : exprimer ses ressentis d’adulte pour gagner la coopération des enfants</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">On ne peut envisager une véritable coopération sans <strong>une communication sincère</strong>. Fidèle aux principes d’égalité et de respect mutuel, l’adulte peut maintenant à son tour exprimer ses ressentis.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il peut être intéressant de commencer par vérifier que l’enfant est prêt à écouter : “<em>Maintenant, est-ce que je peux te dire ce qui me préoccupe ? Ce que je ressens ?</em>”. On amène ensuite l’enfant à réfléchir à ce qui pose problème, sur les conséquences de ses actes, sur le ressenti des autres face à son comportement par exemple.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’idée est ensuite de <strong>partager ses sentiments avec sincérité</strong>, sans tomber dans le jugement, le dénigrement ou l’humiliation. Ce n’est pas facile ! Mais avec un peu d’entraînement, tout est possible.</span></p>
<h3><span style="font-weight: 400;">Quatrième étape : se centrer sur la solution&nbsp;</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Voici la clé permettant de gagner la coopération des enfants ! Elément clé de la Discipline Positive, cette étape va permettre non seulement d’<strong>impliquer l’enfant</strong>, mais aussi de renforcer sa confiance en lui.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’une part, si l’enfant participe à l’élaboration de la solution, il sera plus enclin à la respecter. D’autre part, il prendra <strong>confiance</strong> dans sa propre capacité à régler les problèmes et à faire face aux aléas de la vie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour l’engager sur la bonne voie, on peut lui suggérer de dire toutes les solutions auxquelles il pense. S’il sèche, l’adulte pourra l’orienter en lui glissant des suggestions qui seront discutées pour parvenir à un accord.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette méthode est un véritable guide de survie pour sortir des <strong>situations conflictuelles</strong>. Je vous invite à la mettre en œuvre et à la tester au quotidien pour voir quels effets elle produit sur le comportement des enfants. Un dernier conseil : cette méthode exige <strong>sincérité</strong> et <strong>authenticité</strong> ! Si vous hurlez d’un ton accusateur et méprisant : “Ah, et comment tu penses régler ça ? Tu as des idées ?”, évidemment cela ne fonctionnera pas ! Dès lors que l’adulte retombe dans la volonté de contrôler et de soumettre, la coopération se transforme en manipulation.</span></p>
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			</item>
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		<title>La discipline positive</title>
		<link>https://jythee.com/discipline-positive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Sep 2021 14:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education Bienveillante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comprendre la discipline positive : à quoi sert-elle ? Comment appliquer la discipline positive pour favoriser l'autonomie et la coopération ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><span style="font-weight: 400;">Discipline positive, éducation bienveillante, parentalité créative… Il devient difficile de s’y retrouver parmi les nombreux courants de l’éducation ! Dans cet article, je vous propose de revenir en détail sur le concept de Discipline Positive, une approche qui allie bienveillance et fermeté pour favoriser le développement des compétences sociales de l’enfant et de l’adolescent.</span></p>



<h2><span style="font-weight: 400;">A quoi sert la discipline positive ?</span></h2>



<h3><span style="font-weight: 400;">La discipline positive pour développer les compétences sociales</span></h3>



<p><span style="font-weight: 400;">Pour mieux comprendre cette approche, attardons nous quelques instants sur le sens de ces deux termes :&nbsp;</span></p>



<ul>
<li><i><span style="font-weight: 400;">Discipline </span></i><span style="font-weight: 400;">: du latin “disciplina”, la discipline se définit étymologiquement comme “l’action d’apprendre”, l’élève, le “disciple” étant celui qui apprend. Au fil du temps, le sens du terme a progressivement glissé vers “les règles de vie”, puis par un curieux raccourci vers le “châtiment”, la “punition” imposés par ces mêmes règles de vie. C’est bien dans sa première acception qu’il faut ici comprendre le terme : le but de la discipline est bien d’apprendre, et non de soumettre à l’autorité de manière contraignante</span></li>



<li><i><span style="font-weight: 400;">Positive </span></i><span style="font-weight: 400;">: aujourd’hui, on a tendance à tout assaisonner à la sauce positive ! Il s’agit ici d’appliquer l’un des concepts fondamentaux de la psychologie positive : ce sur quoi l’on porte son attention va grandir. On s’appuiera donc sur les réussites et les comportements positifs afin de les faire croître, sans stigmatiser les erreurs ou les comportements déviants.</span></li>
</ul>



<h3><span style="font-weight: 400;">Développer le respect et l’autonomie</span></h3>



<p><span style="font-weight: 400;">Fondée par Jane Nelsen, la discipline positive est une approche globale,&nbsp; qui vise à développer le respect de soi et des autres ainsi que les compétences sociales des enfants. L’ensemble des méthodes et des outils proposés par les fondatrices permet de développer des savoir-être essentiels, tels que :&nbsp;</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;">l’auto-discipline</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">l’autonomie</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">le respect</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">la coopération</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">l’estime de soi</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">le sens des responsabilités</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">l’empathie</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">le goût de l’apprentissage</span></li>



<li>la recherche de solutions</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2017/02/xavier-mouton-photographie-MRWHSKimBJk-unsplash-scaled.jpg" alt="qu'est-ce que la discipline positive" class="wp-image-28970" width="709" height="473"/></figure></div>


<h2><span style="font-weight: 400;">Petite histoire de la discipline positive</span></h2>



<h3><span style="font-weight: 400;">Les principes fondateurs de la discipline positive</span></h3>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><span style="font-weight: 400;"><em>Le sentiment de solidarité, de communion est implanté dans l’âme enfantine et il ne quitte l’individu que sous l’action des plus graves déviations.</em> Alfred Adler</span></p>
</blockquote>



<p><span style="font-weight: 400;">L’approche de Jane Nelsen repose sur le postulat suivant : tout comportement vise à atteindre et maintenir son sentiment d’appartenance au groupe. En effet, les enfants sont des êtres sociaux. Chaque comportement est par ailleurs le fruit des croyances que l’enfant développe sur le monde et sur lui-même, à partir des expériences vécues.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Ce sentiment d’appartenance peut être développé de manière positive, lorsque l’enfant ou l’adolescent adoptent des comportements appropriés. Mais il peut également être affirmé de manière négative, quand l’enfant ou l’adolescent adopte des comportements déviants.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Par conséquent, si l’on veut modifier un comportement négatif, nous devons permettre à l’enfant d’expérimenter des situations différentes, afin qu’il modifie son système de croyance. C’est ainsi en multipliant les opportunités de coopérer, de contribuer au groupe (la famille, l’école…) que nous lui permettrons d’expérimenter et de modifier ses comportements.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Contrairement aux méthodes laxistes, ou au contraire, autoritaires, la méthode n&rsquo;est ni permissive ni punitive. Elle allie fermeté et bienveillance : il ne s’agit pas de soumettre l’enfant à une autorité extérieure, mais de l’amener à exercer lui-même son auto-discipline.&nbsp;</span></p>



<h3><span style="font-weight: 400;">Les fondatrices : Lynn Lott et Jane Nelsen</span></h3>



<p><span style="font-weight: 400;">C’est en Amérique, à l’aube des années 1970 que prend naissance la discipline positive, grâce aux recherches de deux femmes Lynn Lott et Jane Nelsen.</span></p>



<h4>Lynn Lott</h4>



<p><span style="font-weight: 400;">Lynn Lott découvre tout d’abord la pensée de Rudolf Dreikurs, grâce à un livre : </span><i><span style="font-weight: 400;">Le défi de l’enfant</span></i><span style="font-weight: 400;">. Ce psychiatre et enseignant autrichien, par ailleurs spécialiste du comportement en classe influencé par la pensée d’Alfred Adler propose un véritable manuel d’éducation visant à réorienter les mauvais comportements vers le but fondamental d’appartenance au groupe. Selon lui, c’est en neutralisant les “buts erronés” que l’on pourra profondément modifier les comportements déviants, sans avoir recours à la punition.&nbsp;</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Forte de cette découverte, Lynn Lott fonde alors un Centre d’éducation pour la famille afin de diffuser cette nouvelle approche éducative auprès des parents.</span></p>



<h4>Jane Nelsen</h4>



<p><span style="font-weight: 400;">A la même époque, Jane Nelsen est quant à elle étudiante en développement de l’enfant et … une mère totalement découragée par ses propres méthodes d’éducation ! Elle découvre alors les travaux d’Alfred Adler. Celui-ci pose que les sentiments d’appartenance et d’importance sont deux besoins essentiels de l’être humain. Ce n’est qu’une fois ces besoins satisfaits que l’enfant pourra s’investir pleinement dans la vie sociale et révéler le meilleur de lui-même.&nbsp; Les travaux d’Adler donnent les principes fondateurs de ce qui deviendra la méthode :&nbsp;</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;">chaque individu a droit au respect</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">chaque individu a besoin d’appartenir et de contribuer au groupe</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">tout comportement a une raison d’être</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">le changement ne peut s’appuyer que sur l’encouragement</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">l’exercice de la liberté s’accompagne de responsabilités</span></li>
</ul>



<p><span style="font-weight: 400;">Jane Nelsen commence par appliquer ces principes avec ses propres enfants. Enthousiasmée par les résultats obtenus, elle crée un premier groupe de parents, puis dirige un projet dans l’une des écoles de son district faisant de l’encouragement le principal levier d’apprentissage.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Les deux femmes commencent à partager leurs travaux dans les années 90, à travers l’écriture de manuels à destination des parents et des enseignants. Elles fondent ensuite l’Association de Discipline Positive afin de former des intervenants et de diffuser la méthode aux quatre coins du monde.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">En France, la méthode est introduite par la psychologue clinicienne Béatrice Sabaté.</span></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="640" height="427" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2017/02/national-cancer-institute-N_aihp118p8-unsplash.jpg" alt="Comment appliquer la discipline positive" class="wp-image-28971"/></figure></div>


<h2><span style="font-weight: 400;">Comment appliquer la discipline positive ?</span></h2>



<h3><span style="font-weight: 400;">Les 5 principes de la discipline positive</span></h3>



<p><span style="font-weight: 400;">Selon Jane Nelsen, une éducation efficace doit :&nbsp;</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;">se fonder sur le respect mutuel et l’encouragement, en alliant bienveillance et fermeté</span></li>



<li>faire preuve d&#8217;empathie</li>



<li><span style="font-weight: 400;">apprendre à l’enfant les compétences psycho-sociales fondamentales</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">permettre à l’enfant de découvrir ses capacités pour développer son autonomie</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">aider l’enfant à développer son sentiment d’appartenance et d’importance</span></li>
</ul>



<h3><span style="font-weight: 400;">Comprendre les objectifs mirages</span></h3>



<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;approche de Jane Nelsen nous invite à porter un regard nouveau sur les comportements inappropriés de nos enfants : ceux qui ne correspondent pas aux règles de vie sociales. Véritables “stratégies de survie”, ils répondent à ce que Dreikurs nomme des “objectifs mirages” cachant des besoins insatisfaits que nous devons apprendre à décoder.&nbsp;</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Chacun de ces objectifs-mirages repose sur des croyances erronées : l’enfant est fondamentalement persuadé qu’il pourra ainsi combler ses besoins essentiels d’appartenance et d’importance.&nbsp;</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Voici les 4 objectifs-mirages et ce que nous pouvons faire pour apporter une réponse appropriée :</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;"><strong>accaparer l’attention</strong> :&nbsp;</span></li>
</ul>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Croyance erronée </em>: “Si tu ne portes pas ton attention sur moi, alors, je ne compte pas !”</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Solutions </em>: Impliquer l’enfant dans la tâche, lui donner des responsabilités, verbaliser : “Tu comptes pour moi, je passerai un moment avec toi dès que possible”, planifier des moments d’attention de qualité</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;"><strong>prendre le pouvoir :</strong>&nbsp;</span></li>
</ul>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Croyance erronée</em> : “Pour me sentir appartenir, j’ai besoin d’être en position de force.”</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Solutions </em>: demander de l’aide, proposer des choix, impliquer l’enfant dans la construction des règles</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;"><strong>prendre une revanche :</strong>&nbsp;</span></li>
</ul>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Croyance erronée</em> : Je souffre du manque d’appartenance, alors je vais te faire souffrir aussi.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Solutions </em>: utiliser l’approche empathique, reformuler ses sentiments, reconnaître sa responsabilité, discuter pour trouver des solutions</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;"><strong>confirmer sa croyance d’incapacité</strong> :&nbsp;</span></li>
</ul>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Croyance erronée</em> :Je n’arrive pas à appartenir ni à avoir de l’importance, alors, je me désengage…</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Solutions </em>: mettre l’enfant en situation de réussite, le guider sans faire à sa place, encourager ses efforts, partir de ses points forts et de ses centres d’intérêt</span></p>



<h3><span style="font-weight: 400;">Encourager de manière efficace</span></h3>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><span style="font-weight: 400;">Quand les adultes assument le rôle du “super parent” et du “super enseignant”, les enfants apprennent à attendre des autres qu’ils soient à leur service au lieu de se rendre eux mêmes disponibles aux autres. &#8211; Jane Nelsen</span></p>
</blockquote>



<p><span style="font-weight: 400;">Un enfant qui adopte un comportement inapproprié est un enfant qui se sent découragé. Il cherche à développer son sentiment d’appartenance sans y parvenir. L’encourager est donc absolument nécessaire pour qu’il progresse !</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Un encouragement efficace n’est pas un compliment : seul un encouragement véritable permet de développer l’autonomie et la confiance en soi.&nbsp;</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Parmi les outils proposés par les auteurs pour encourager de manière efficace, on retrouve :&nbsp;</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;">le temps dédié : une “bulle d’amour” inconditionnelle, un temps partagé exclusivement avec l’enfant</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">les questions de curiosité : “Est-ce que tu vois autre chose à faire pour que cette chambre soit bien rangée?”, “Qu’est-ce que tu proposes ?”. Utiliser le questionnement permet d’impliquer l’enfant de manière constructive dans l’acquisition de ses compétences.</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">favoriser l’auto-évaluation : en se concentrant sur les forces de l’enfant, on peut l’amener à prendre conscience de ses erreurs et de ses axes d’amélioration</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">établir des routines : favoriser l’autonomie encourage l’enfant et l’aide à prendre confiance en ses capacités. Impliquer l’enfant dans la construction des routines quotidiennes est un excellent moyen de développer son autonomie.</span></li>
</ul>



<h3><span style="font-weight: 400;">Considérer l’erreur comme une source d’apprentissage</span></h3>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><span style="font-weight: 400;">Tu t’es trompé? C’est fantastique ! Qu’apprends-tu de cette erreur ? Jane Nelsen</span></p>
</blockquote>



<p><span style="font-weight: 400;">La discipline positive nous invite à chercher conjointement des solutions. Jane Nelsen évoque ainsi les 3R de la réparation :</span></p>



<ul>
<li><span style="font-weight: 400;">Reconnaître ses responsabilités</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">Se Réconcilier</span></li>



<li><span style="font-weight: 400;">Résoudre</span></li>
</ul>



<p><span style="font-weight: 400;">Prendre le temps de réfléchir à ce qui s’est passé pour trouver une solution ensemble : voici un outil phare de notre approche ! La première phase nécessite d’abord de connecter afin de renforcer le sentiment d’appartenance. Une fois les sentiments exprimés et écoutés, on pourra s’asseoir autour d’une table et essayer de trouver une solution avec l’enfant.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;"><em>Pour en savoir plus :</em>&nbsp;</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Jane Nelsen, <em><a href="https://amzn.to/3tUp2V2" target="_blank" rel="noreferrer noopener sponsored nofollow">La discipline positive</a></em>, Adaptation de Béatrice Sabaté, Marabout, 2012</span></p>



<p><span style="font-weight: 400;">Jane Nelsen &amp; Lynn Lott, <em>La discipline positive pour les adolescents</em>, Adaptation de Béatrice Sabaté, Editions du Toucan, 2014</span></p>



<p>Le site de l&rsquo;Association de <a href="http://www.disciplinepositive.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Discipline Positive en France</a></p>



<p></p>
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