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	<title>Archives des Psychopédagogie Positive - Jythée</title>
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	<description>Education bienveillante et psychopédagogie positive !</description>
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	<title>Archives des Psychopédagogie Positive - Jythée</title>
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		<title>Brain Gym : ECAP sur l&#8217;apprentissage !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 14:11:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychopédagogie Positive]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Issue du Brain Gym, ECAP est la routine que j&#8217;utilise au début de chaque séance d&#8217;accompagnement en psychopédagogie positive. En tant que praticien, nous sommes convaincus que l’on n’apprend pas seulement avec sa tête ! En effet, apprendre est une activité qui engage le cerveau, mais aussi le corps, dans son intégralité. Certains mouvements peuvent [&#8230;]</p>
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<p>Issue du Brain Gym, ECAP est la routine que j&rsquo;utilise au début de chaque séance d&rsquo;accompagnement en <a href="https://jythee.com/psychopedagogie-positive/">psychopédagogie positive</a>. En tant que praticien, nous sommes convaincus que l’on n’apprend pas seulement avec sa tête ! En effet, apprendre est une activité qui engage le cerveau, mais aussi le corps, dans son intégralité. Certains mouvements peuvent donc réellement aider votre enfant à se sentir plus calme, plus attentif et plus disponible pour les apprentissages.</p>



<p>Imaginées par <strong>Paul Dennison</strong>, l&rsquo;éducation Kinesthésique et le Brain Gym proposent d&rsquo;utiliser les activités motrices pour accroître nos capacités et développer notre potentiel. Véritable alphabet de l&rsquo;apprentissage, l&rsquo;approche complète comporte <strong>26 mouvements</strong> pour aider enfants et adultes à améliorer leurs performances. Ces 26 exercices ont pour vocation de stimuler les 3 dimensions du corps et du cerveau : </p>



<ul>
<li>la latéralité directement liée aux compétences de communication telles que la lecture et l&rsquo;écriture</li>



<li>le centrage lié aux capacités d&rsquo;organisation</li>



<li>la focalisation, responsable des mécanismes de compréhension</li>
</ul>



<p>Pour débuter, la pratique de <strong>l&rsquo;ECAP </strong>« Energisant, Clair, Actif, Positif » offre une manière ludique d&rsquo;optimiser toutes les formes d&rsquo;apprentissage.  Voici donc <strong>une routine de 4 mouvements </strong>indispensables à utiliser à l’heure des devoirs, mais aussi en cas de stress ou d’agitation.</p>



<h2>1er mouvement pour mieux apprendre : je bois un verre d’eau !</h2>



<p>Ah la la, je vous entends déjà d’ici ! Boire de l’eau, ce n’est pas drôle. Oui mais. Boire de l’eau est un mouvement indispensable à <strong>l’apprentissage</strong>.</p>



<p>Notre corps est constitué à 65% d’eau, qui est essentielle pour le fonctionnement de toutes nos cellules &#8211; y compris celles de notre <strong>cerveau</strong>. D’autant plus que notre système de communication interne est de nature électrique : l’eau est essentielle pour la bonne transmission des signaux.</p>



<p>Or, les mécanismes naturels d’élimination associés aux éventuelles situations de stress vident nos réserves en eau! Il est donc essentiel d’<strong>hydrater régulièrement son corps</strong>, par petites touches.</p>



<p>A chaque fois que votre enfant se sent fatigué, que le niveau <strong>d’attention </strong>et <strong>d’énergie </strong>baisse et avant chaque séance de travail, proposez-lui de boire de l’eau. Demandez-lui de boire quelques gorgées et de sentir l’eau glisser le long du corps !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img decoding="async" width="300" height="251" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:300/h:251/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/12/illustrations-Blog.png" alt="boire de l'eau pour mieux apprendre - ECAP BrainGym" class="wp-image-29081"/><figcaption class="wp-element-caption">ECAP Brain Gym : E comme Energisant</figcaption></figure></div>


<h2>2e mouvement : les points du Cerveau</h2>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>« Le mouvement est la cause de toute vie. »</p>
<cite>Léonard de Vinci</cite></blockquote>



<p>Ce second mouvement de la séquence ECAP fait partie des exercices énergétiques. Il permet d’abord d’améliorer <strong>l&rsquo;équilibre corporel</strong>, entre la partie gauche et la partie droite. Ensuite, il favorise la relaxation des muscles du haut du corps : le cou, les épaules, la nuque. Enfin, il permet d’optimiser le fonctionnement des yeux et des mouvements oculaires si important pour la lecture. Bref, ce petit mouvement est très utile pour rendre l’enfant véritablement disponible.</p>



<p>Pour effectuer ce <strong>mouvement</strong>, demandez d’abord à l’enfant de former un U avec l’une de ses mains, puis de placer son pouce et son index dans les petits creux se trouvant sous la clavicule. L’autre main se place sur le ventre. Invitez l’enfant à respirer tranquillement pendant une trentaine de secondes, en faisant glisser son regard de gauche à droite sur une ligne horizontale. Recommencez en inversant les mains.</p>



<h2>3e mouvement : nager le Crawl !</h2>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>« Je veux promouvoir d&rsquo;idée que l&rsquo;apprentissage n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;être difficile et que bouger pour apprendre peut apporter la santé, l&rsquo;intelligence et l&rsquo;accomplissement dont nous rêvons pour nous-mêmes et pour nos enfants. »</p>
<cite>Paul Dennison, créateur de l&rsquo;éducation Kinesthésique</cite></blockquote>



<p>Je vous rassure, inutile de transformer la salle de bain en piscine <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Avec ce <strong>mouvement croisé</strong>, nous allons permettre à l’enfant de solliciter la puissance <strong>des deux hémisphères du cerveau</strong>. Tout est plus facile quand les deux fonctionnent ensemble !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img decoding="async" width="225" height="300" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:225/h:300/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/12/20211208_150300.jpg" alt="ECAP BrainGym : mouvement croisé" class="wp-image-29085"/><figcaption class="wp-element-caption">ECAP¨- Mouvement Croisé</figcaption></figure></div>


<p>L’enfant s’installe debout dans une position confortable. Invitez-le à visualiser la ligne médiane qui partage son corps en deux, de haut en bas. On va ensuite poser le coude droit sur le genou gauche, puis le coude gauche sur le genou droit. Et on alterne tranquillement, sans chercher à aller vite. Vous pouvez inviter votre enfant à sentir que <strong>le mouvement part du centre du corps</strong>. Au bout de quelques séances, une fois que l’enfant est à l’aise, vous pourrez lui proposer des variantes : presser la jambe levée haut contre le buste ou passer la main à l’arrière du corps et toucher le pied opposé.</p>



<p>Il est évident que ce mouvement permet d’améliorer la <strong>coordination gauche-droite</strong>, si précieuse pour nombre d’activités physiques, mais aussi scolaires : l’écriture, mais aussi la lecture ou la compréhension.</p>



<h2>4e mouvement pour mieux apprendre : se transformer en Bretzel !</h2>



<p>Voici un exercice rigolo que les petits apprécieront tout particulièrement <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> On a remonté le niveau <strong>d’énergie</strong>, on a développé son <strong>attention</strong>, on se sent dynamique…il est temps d’installer <strong>une attitude positive</strong> !&nbsp;</p>



<p>Demandez d’abord à l’enfant de croiser ses chevilles … pour les plus jeunes, c’est en soi un vrai exercice d’équilibre. Il tend ses mains devant lui, croise ses poignets, puis ses doigts et replie les mains vers l’intérieur en direction de la poitrine. Voilà un joli <strong>Bretzel </strong>! Demandez-lui ensuite de respirer calmement. A chaque inspiration, la langue vient toucher le palais, juste derrière les incisives. A chaque expiration, la langue se relâche.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img decoding="async" width="225" height="300" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:225/h:300/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/12/20211208_150208-1.jpg" alt="Brain Gym le Bretzel : contact croisé dans la séquence ECAP" class="wp-image-29084"/><figcaption class="wp-element-caption">ECAP &#8211; Contacts Croisés</figcaption></figure></div>


<p>Avec ce dernier mouvement, on renforce <strong>l’équilibre </strong>et la <strong>stabilité</strong>. C’est une manière de s’ancrer, de se recentrer après une situation de stress ou une émotion forte. Indispensable avant de se mettre au travail, il est aussi très utile à chaque fois que l’attention s’est envolée. Il favorise enfin une meilleure organisation, un meilleur contrôle de soi et une plus grande clarté dans l’expression !&nbsp;</p>



<p>Ces mouvements issus du <strong><a href="https://www.braingym.fr/">Brain Gym</a></strong>, la méthode mise au point par le docteur Paul Dennison dans les années 60 permettent à l&rsquo;enfant de s&rsquo;installer dans son corps et de se rendre plus disponible pour les apprentissages. Que vous soyez convaincus ou non par l’ensemble de la théorie, je vous invite à proposer ces 4 mouvements  comme une petite routine avant de commencer les devoirs. Outre l’influence positive qu’ils auront sur la disponibilité et l’attention, c’est aussi un bon moyen de passer en douceur d’une activité à une autre. N’hésitez pas à tester et à me dire en commentaires ce que vous avez observé.</p>



<p></p>



<p>Des ressources pour aller plus loin&#8230;</p>



<p>Le site de Paul Dennison : <a href="http://www.braingym.com">www.braingym.com</a></p>



<p>Le site de Brain Gym France : <a href="http://www.braingym.com">www.braingym.fr</a></p>



<p>Le livre de référence : Paul Dennison &amp; Gail Dennison, <em>Brain Gym, le mouvement, clé de l&rsquo;apprentissage</em>, ed. Le Souffle d&rsquo;or</p>
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		<title>La méthode des Loci : un outil pour mieux mémoriser</title>
		<link>https://jythee.com/methode-loci/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Nov 2021 12:54:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychopédagogie Positive]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La méthode des Loci ou « palais mental » est une technique ludique à tester à l’heure des devoirs ! Elle fait partie des outils que nous utilisons en psychopédagogie positive pour muscler le geste de mémorisation.  A l’origine, les orateurs de l’Antiquité comme Simonide de Céos utilisaient la méthode des lieux ou “Palais de mémoire” pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La <strong>méthode des Loci</strong> ou « palais mental » est une technique ludique à tester à l’heure des devoirs ! Elle fait partie des outils que nous utilisons en <a href="https://jythee.com/psychopedagogie-positive/">psychopédagogie positive</a> pour muscler le geste de <strong>mémorisation</strong>. </p>



<p>A l’origine, les orateurs de l’Antiquité comme Simonide de Céos utilisaient la <strong>méthode des lieux</strong> ou “<strong>Palais de mémoire</strong>” pour mémoriser chaque partie de leurs discours en l’associant à un lieu précis. Aujourd’hui, elle fait partie des <strong>moyens mnémotechniques</strong> permettant de faciliter l’apprentissage. Voici comment l’appliquer.</p>



<p></p>



<h2>La méthode des Loci : le principe</h2>



<p>Votre enfant a une longue liste de mots à <strong>mémoriser </strong>? Il doit <strong>retenir une liste</strong> d’exceptions en orthographe, de pays en géographie, de vocabulaire en science ? Voilà qui peut être source de bien des tensions à l’heure des devoirs !</p>



<p>Car très souvent, le traditionnel lire-recopier-répéter n’est pas la technique la plus appropriée. Résultat : vous y passez des heures sans résultat, votre enfant se sent découragé, il perd confiance en lui…</p>



<p>En effet, pour réussir à l’école, apprendre à <strong>muscler sa mémoire</strong> est essentiel. Et cela peut se faire sans douleur. En apprenant à votre enfant à mieux comprendre le fonctionnement de <strong>sa mémoire à long terme</strong> et en lui proposant des outils plus adaptés, vous pouvez l’aider à rendre ces phases d’apprentissage beaucoup plus agréables. Oui, on peut prendre du plaisir à faire ses devoirs <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<p>Comme les autres “moyens mnémotechniques” la <strong>méthode des Loci</strong> repose sur le principe de l’association. Il s’agit donc d’<strong>associer un mot ou un objet d’apprentissage à une image mentale</strong> afin de faciliter sa mémorisation, puis sa restitution. Ici, on va donc associer chaque élément à retenir à un lieu connu.&nbsp;</p>



<h2>Méthode des Loci et palais de mémoire</h2>



<h3>A l’origine : le moyen mnémotechnique des orateurs</h3>



<p>Dans l’antiquité, on enseignait la méthode de la manière suivante : </p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Dans un premier temps, on recommandait de <strong>visiter un lieu plusieurs fois</strong>, et toujours dans le même ordre. On devait d’abord prêter attention à ses moindres détails, jusqu’à le connaître parfaitement.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Ensuite, on découpait le discours à apprendre en plusieurs parties, représentées mentalement par <strong>une image forte</strong>, que l’on associait à une partie du lieu visité. De cette manière, on pouvait retenir chaque image dans l’ordre, en suivant le parcours de visite du lieu.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="940" height="788" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/11/2.png" alt="" class="wp-image-29072"/></figure></div>


<h3>En pratique : comment appliquer la méthode du palais de mémoire ?</h3>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Prenons comme exemple d&rsquo;information à mémoriser : la fameuse liste des mots en “ou” qui prennent un x au pluriel : hibou, caillou, chou, bijou, genou, joujou, pou</p>



<h4>Etape 1 : choisir le parcours</h4>



<p>Commencez par <strong>choisir le parcours</strong> avec l’enfant. Plus on répète fréquemment le trajet, plus le travail de mémorisation sera facile ! Voici quelques exemples :&nbsp;</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> parcours répété dans la maison, dans une pièce</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> trajet de la maison à l’école</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> trajet de la maison à une activité extra-scolaire</p>



<h4>Etape 2 : déterminer les étapes</h4>



<p>Découpez ensuite le parcours <strong>en étapes successives</strong> : entre 5 et 8 pour commencer. Ces étapes correspondront aux éléments à mémoriser. Par exemple, pour le trajet maison &#8211; école :&nbsp;</p>



<ol>
<li>la porte d’entrée</li>



<li>le garage</li>



<li>la voiture</li>



<li>la pharmacie devant laquelle on passe en voiture</li>



<li>le parking</li>



<li>la cour de récréation</li>



<li>la salle de classe</li>
</ol>



<p>Assurez-vous que ces étapes sont bien <strong>mémorisées</strong>. Pour cela, répétez les régulièrement, à des intervalles différents.</p>



<h4>Etape 3 : associer les images</h4>



<p>C’est le plus amusant ! On va maintenant <strong>associer l’image des mots à mémoriser à chaque étape du parcours</strong>. Le secret de la réussite ? Plus les images mentales élaborées seront fortes, meilleure sera la mémorisation. N’hésitez pas à encourager l’enfant à créer des images absurdes et demandez-lui de vous les décrire. Par exemple :&nbsp;</p>



<ol>
<li>un énorme <strong>hibou </strong>aux yeux <strong>rouges </strong>perché sur la porte d’entrée</li>



<li>un gigantesque <strong>caillou </strong>bloquant la porte du <strong>garage</strong></li>



<li>un <strong>chou </strong>conduisant la <strong>voiture</strong></li>



<li>des guirlandes de <strong>bijoux </strong>suspendues dans la vitrine de la <strong>pharmacie</strong></li>
</ol>



<p>et ainsi de suite …</p>



<h4>Etape 4 : restituer la liste&nbsp;</h4>



<p>Pour restituer la liste d’éléments, il suffit ensuite de se remémorer le cheminement imaginaire avec les images associées : “Il y a un <strong>hibou </strong>sur la porte d’entrée et un <strong>caillou </strong>bloque la porte du garage…”</p>



<p>Cette première version de la <strong>méthode des Loci</strong> est particulièrement adaptée pour les listes : en orthographe, en géographie (pays les plus peuplés du monde, producteurs de pétrole…), en histoire&#8230;</p>



<h2>Variante de la méthode des Loci : pour les leçons complexes</h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="940" height="788" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/11/4.png" alt="" class="wp-image-29073"/></figure>



<p>Je vous propose maintenant une variante, adaptée à la <strong>mémorisation de leçons plus longues</strong>, en histoire par exemple.</p>



<p>Comme pour la méthode originale des Loci, on va utiliser cette technique d&rsquo;associations d’images et de lieu, mais avec le recours d’un support papier. C’est donc aussi une manière “active” de réaliser des <strong>fiches de révision</strong> personnelles pour les plus grands.</p>



<p>Pour la décrire, prenons l’exemple d’une courte leçon d’histoire de niveau CM1 sur la guerre de 100 ans. La voici :&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>“<em> Au XIVe siècle, le peuple français est confronté à plusieurs fléaux : des famines, des maladies comme la peste noire et de nombreux impôts. En 1937, le roi d’Angleterre, Edouard III, se prétend héritier de la couronne de France. Une longue guerre éclate alors entre les français et les anglais qui durera un peu plus de 100 ans. Les chevaliers français sont vaincus à Crécy par les archers anglais en 1346, puis de nouveau en 1415. En 1429, Jeanne d’Arc réussit à libérer Paris des Anglais. Grâce à ses victoires, le Charles VII est sacré roi de France la même année. En 1431, Jeanne d’Arc est brûlée sur le bûcher par les Anglais. Charles VII poursuit les conquêtes françaises. La paix revient et la guerre de 100 ans prend fin en 1453.</em>”</p>
<cite>Histoire CM1</cite></blockquote>



<p>Des dates, une succession d’événements, des mots compliqués&#8230;Voici une leçon qui peut vite décourager !&nbsp; Comment faire ?</p>



<h3>Étape 1 : découper l’éléphant !</h3>



<p>Après s’être assuré que tous les mots sont compris, on commence par <strong>diviser la leçon en petites unités</strong> : ici, on repère 8 événements successifs, associés à des dates.</p>



<p>Prendre une feuille A4, la plier en 8 et demander à l’enfant de numéroter les cases ainsi formées de 1 à 8. Laisser l’enfant choisir le sens de la feuille, ainsi que le sens de numérotation.</p>



<h3>Etape 2 : dates et mots clés</h3>



<p>Demander ensuite à l’enfant d’inscrire un événement dans chaque case en utilisant une couleur différente à chaque fois :&nbsp;</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> la date</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> 2 ou 3 mots clés principaux</p>



<h3>Etape 3 : les éléments visuels</h3>



<p>Enfin demander à l’enfant d’illustrer chaque mot-clé au moyen d’<strong>un petit dessin ou pictogramme</strong>. Il n’est pas utile de savoir bien dessiner ! Il peut laisser libre court à son imagination : l’objectif est de créer des associations d’idées marquantes qui aideront à la <strong>mémorisation</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:1000/h:750/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/11/20211124_133518.jpg" alt="" class="wp-image-29074"/></figure>



<h3>Etape 4 : mémoriser la fiche</h3>



<p>Une fois la fiche cachée, commencez par l’interroger en posant des <strong>questions </strong>sur la fiche elle-même : est-ce que tu te souviens où est la case numéro 3 ? Quelles couleurs as-tu utilisées ? Comment as-tu représenté la fin de la guerre ? Etc.</p>



<p>Ensuite, on pourra demander à l’enfant de relire la fiche <strong>avec le projet de la reproduire</strong> aussi fidèlement que possible, en faisant autant d’aller-retours que nécessaires. Enfin, on pourra vérifier la mémorisation en posant des questions plus précises sur le contenu de chacune des cases.&nbsp;</p>



<p>N&rsquo;hésitez pas à tester et à observer quelle méthode votre enfant apprécie le plus. </p>



<p></p>
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		<title>Qu’est-ce que la psychopédagogie positive ?</title>
		<link>https://jythee.com/psychopedagogie-positive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jythée]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 15:54:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychopédagogie Positive]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Psychopédagogie positive et difficultés d’apprentissage Accompagner vers la réussite&#160; La psychopédagogie positive sert avant tout à prévenir et corriger les difficultés d’apprentissage et du comportement. Il s’agit notamment de permettre aux jeunes, enfants ou adolescents, de :  (re) donner du sens à l’école, aux études découvrir et mettre en oeuvre leurs propres stratégies d’apprentissage développer [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="thrv_wrapper tve_wp_shortcode">
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<h2>Psychopédagogie positive et difficultés d’apprentissage</h2>
</p>
<h3>Accompagner vers la réussite&nbsp;</h3>
</p>
<p>La psychopédagogie positive sert avant tout à prévenir et corriger <strong>les difficultés d’apprentissage</strong> et du comportement. Il s’agit notamment de permettre aux jeunes, enfants ou adolescents, de : </p>
</p>
<ul>
<li>(re) donner du <strong>sens </strong>à l’école, aux études</li>
<li>découvrir et mettre en oeuvre leurs propres <strong>stratégies d’apprentissage</strong></li>
<li>développer leur <strong>confiance en soi</strong> et leur <strong>autonomie</strong></li>
</ul>
</p>
<p>Mais l’accompagnement en psychopédagogie ne concerne pas seulement les enfants ! Il s’adresse aussi aux <strong>parents </strong>soucieux de mieux comprendre le fonctionnement de leurs enfants afin de les aider à réussir.</p>
</p>
<h3>Une approche intégrative</h3>
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<p>La psychopédagogie positive est une approche résolument intégrative, qui mêle les apports de <strong>psychologie positive</strong> et de la pédagogie.</p>
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<p>Courant créé par Martin Seligman, la psychologie positive est avant tout <strong>une psychologie du mieux être</strong> : il ne s’agit plus de guérir un patient “malade”, mais de permettre à chaque individu de vivre au mieux. De même, la psychopédagogie positive s’interroge sur cette question : comment apprendre mieux ?</p>
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<p>D’un point de vue pédagogique, sa spécificité est de prendre en compte les <strong>3 dimensions</strong> de l’être humain : l’émotionnel, le cognitif et le somatique. Elle emprunte ses outils à des pratiques aussi diverses que les outils de pensée visuelle, la méthode Vittoz ou encore la gestion mentale.&nbsp;</p>
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<h3>Les valeurs de la psychopédagogie positive</h3>
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<p>La psychopédagogie positive est avant tout une pédagogie douce et la <strong>bienveillance </strong>est l’un de ces piliers fondamentaux. En effet, l’apprentissage peut être source d’inconfort sinon de peur : on cherche alors, en accueillant les émotions et en travaillant sur les stratégies d’apprentissage à rétablir un sentiment de sécurité.</p>
</p>
<p>De même, le <strong>respect </strong>mutuel et la <strong>coopération </strong>permettent d’apprendre en confiance, tandis que le respect du rythme et de la <strong>singularité </strong>de chaque jeune favorise le progrès sans pression.</p>
</p>
<p>En effet, chaque enfant, chaque être humain est unique et met en œuvre des stratégies spécifiques : il s’agit donc de l’accompagner en prenant en compte sa spécificité.&nbsp;</p>
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<p>Finalement, contrairement à la “<em>pédagogie de l’éponge</em>” qui remplit le cerveau jusqu’à saturation, la psychopédagogie positive est une <strong>pédagogie de l’explorateur</strong>. Apprendre n’est plus une fin, le plaisir se trouve dans un cheminement qui ne s’arrête jamais !</p>
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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img src="https://mlvd2y7omlqy.i.optimole.com/w:auto/h:auto/q:mauto/f:avif/https://jythee.com/wp-content/uploads/2021/09/bermix-studio-f33xP0mqhU0-unsplash.jpg" alt="" class="wp-image-29036"/></figure>
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<h2>Aux origines de la psychopédagogie positive</h2>
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<blockquote class="wp-block-quote">
<p>“La course à la réussite scolaire entraîne aussi des souffrances psychiques et psycho-somatiques. » </p>
<p><cite>Audrey Akoun &amp; Isabelle Pailleau, Apprendre autrement avec la pédagogie positive.</cite></p>
</blockquote>
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<h3>Un triste constat</h3>
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<p>Fondée par deux thérapeutes, <strong>Isabelle Pailleau</strong> et <strong>Audrey Akoun</strong>, la psychopédagogie positive est née d’un triste constat.</p>
</p>
<p>Le système actuel entretient un modèle de <strong>pression descendante</strong>. Surchargés de travail, préoccupés par l’incertitude professionnelle, anxieux face à l’avenir, les parents renforcent la pression qu’exerce déjà le système scolaire sur les enfants. La réussite scolaire et l’obligation de résultats deviennent la principale préoccupation des parents et … la première source d’inquiétude et de mal-être chez les enfants et les adolescents.</p>
</p>
<p>Bien entendu, cette quête de la réussite a <strong>un coût</strong>. Financier d’abord : même les familles les plus démunies investissent massivement dans le soutien scolaire à domicile espérant ainsi assurer le meilleur avenir possible à leur progéniture. Ensuite, et c’est plus grave, un coût humain non négligeable, avec dans le désordre et sans exhaustivité, une multiplication des “problèmes scolaires” : phobie, troubles du sommeil, angoisses, dépression, conduites à risque, TOC…</p>
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<h3>L’Approche Tête Coeur Corps</h3>
</p>
<p>Face à ce triste constat, les deux fondatrices ont voulu proposer <strong>une réponse concrète</strong>, permettant aux enseignants, mais aussi aux parents de redonner aux enfants et aux adolescents le goût et le plaisir d’apprendre. </p>
</p>
<p>Parce que nous sommes des êtres d’apprentissage, nous faisons fonctionner nos trois dimensions pour appréhender le monde qui nous entoure : c’est l’approche <strong>Tête Coeur Corps</strong>.</p>
</p>
<h4>Apprendre avec sa tête</h4>
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<p>Mieux apprendre nécessite de muscler ce qu’Antoine de la Garanderie nommait les <strong>actes de connaissance</strong>. L’enfant doit donc prendre conscience de ses ressources cognitives pour mettre en œuvre ces 5 gestes au moment de l’apprentissage :  </p>
</p>
<ul>
<li><strong>attention </strong>: évoquer, c’est-à-dire percevoir les information grâce aux cinq sens</li>
<li><strong>mémorisation </strong>:  convoquer ces évocations pour les restituer</li>
<li><strong>compréhension </strong>: trouver du sens, assimiler, s&rsquo;approprier ce qu’on sait</li>
<li><strong>imagination </strong>: inventer à partir de ce que je connais </li>
<li><strong>réflexion </strong>: sélectionner des connaissances pour réaliser une tâche</li>
</ul>
</p>
<p>A cela s’ajoute la nécessité de développer sa <strong>concentration</strong>, c’est-à-dire de réduire le champ de la conscience afin de rester concentré sur la tâche à effectuer.</p>
</p>
<h4>Apprendre avec son coeur</h4>
</p>
<p>Même si on a longtemps voulu les exclure du champ de l’apprentissage, il est désormais évident que l’on doit composer avec les <strong>émotions</strong> ! Il est essentiel d’apprendre à accueillir puis apprivoiser ses émotions afin d’être disponible pour les apprentissages</p>
</p>
<p>En effet, les émotions sont un signal. Elles révèlent un besoin : tant&nbsp; que celui-ci ne sera pas écouté, l’enfant ne sera pas disponible pour apprendre.</p>
</p>
<h4>Apprendre avec son corps</h4>
</p>
<blockquote class="wp-block-quote">
<p>“L’idée que poser le cul sur une chaise à des enfants ou des adolescents pendant des heures et des heures chaque semaine les rend mieux formés est une connerie prodigieuse. » </p>
<p><cite>Peter Gumbel, On achève bien les écoliers.</cite></p>
</blockquote>
</p>
<p>Très peu pris en compte dans les pédagogies traditionnelles, le corps est bien plus qu’un véhicule ! Choyé, il devient <strong>un allié précieux de l’apprentissage</strong>. Malmené, il l’entrave.</p>
</p>
<p>La psychopédagogie positive réintègre donc la dimension <strong>corporelle </strong>à travers de nombreux outils, mais aussi en veillant au respect des besoins essentiels : </p>
</p>
<ul>
<li>respirer et se mettre en mouvement</li>
<li>boire de l’eau&nbsp;</li>
<li>avoir un sommeil de qualité&nbsp;</li>
<li>s’alimenter sainement&nbsp;</li>
</ul>
</p>
<p>Pour en savoir plus : <a href="https://amzn.to/3ktsFhw" rel="sponsored nofollow">Audrey Akoun &amp; Isabelle Pailleau, Apprendre autrement avec la psychopédagogie positive, Eyrolles, 2013</a></p>
</p>
<p>Connaissez-vous la psychopédagogie positive ? L’avez-vous déjà testée ? Que pensez-vous de cette approche ?</p>
</p>
</div>
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